Le Ségolisme ressemble au Sarkosysme
Communiqué à la presse du 1 juin 2006
Les déclarations de Ségolène Royal, candidate à l’investiture socialiste et favorite des sondages, hier à Bondy, en faveur d’une approche musclée de la délinquance des mineurs s’inscrivent dans un mouvement sécuritaire plus global et dont le meilleur représentant est l’actuel Ministre de l’Intérieur.
Après les propos élogieux à l’égard du « blairisme », Mme. Royal chausse les bottes du sarkosyme.
Les propositions avancées, notamment la mise sous tutelle des allocations familiales et l’encadrement à dimension militaire des jeunes primo délinquants, ne peuvent provoquer qu’indignation et refus. Mme. Royal pense que la crise sociale, dont la délinquance des jeunes est une des manifestation, peut être réglée par le simple usage de la matraque.
Les Verts s’inquiètent que des propositions de cette nature puissent être avancées par un responsable de gauche, et considèrent qu’elle représentent un véritable encouragement à la politique sécuritaire menée par la droite, et un soutien au futur projet sur les délinquance des mineurs.
Sergio Coronado, Porte-parole des Verts
Par Victor
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vendredi 23 juin 2006, 11h10
Cohn-Bendit: Ségolène Royal s'attaque à des sujets difficiles pour la gauche
PARIS (AFP) - Daniel Cohn-Bendit a estimé vendredi que Ségolène Royal "pose des problèmes à la gauche parce qu'elle prend à bras le corps" des sujets où la gauche a "des difficultés", à savoir "comment imposer un certain type d'autorité dans une situation de société avec violences".
Interrogé sur RTL sur les déclarations faites dans le Monde daté vendredi par la candidate potentielle à l'investiture PS pour la présidentielle, demandant la reconduite à la frontière des délinquants dangereux, le co-président du groupe Verts au Parlement européen a estimé que cela pouvait effectivement être discuté.
"Je ne vois pas pourquoi un mafieux (...) qui au nom de la mafia commet des crimes en France doit rester en France", a-t-il dit.
Il a estimé aussi que le souci de Mme Royal de renforcer la puissance publique était "une revendication ressentie très fortement par l'opinion publique française".
"C'est un peu le fond de commerce du non à la Constitution" européenne, a-t-il noté, estimant cependant qu'il fallait en même temps "renforcer la possibilité de dynamisme de l'économie", parce que "c'est ce dynamisme-là qui crée l'emploi".
Il a jugé par ailleurs "vraiment ignoble" l'expulsion des enfants scolarisés, faisant valoir qu'"à partir du moment où dans un pays il y a des enfants scolarisés ce ne sont plus des étrangers, ce sont des autochtones".
"Je demande à la gauche -à Ségolène Royal et à tout le monde- de dire que là il faut être catégorique", a-t-il ajouté.
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Polémique autour des propos de Ségolène Royal

NOUVELOBS.COM | 23.06.06 | 15:28

La candidate PS est accusée de vouloir rétablir la double peine, après ses déclarations sur l'expulsion "systématique" de délinquants étrangers.
L e sénateur Verts Jean Desessard accuse vendredi 23 juin la candidate à la
candidature PS pour 2007 Ségolène Royal de vouloir rétablir la double peine. Celle-ci avait déclaré jeudi qu'il fallait reconduire "systématiquement hors de France" les délinquants étrangers dangereux arrivés depuis peu sur le sol français.
"Quand Ségolène Royal double Nicolas Sarkozy sur sa droite, la double peine revient par la gauche", écrit Jean Desessard dans un communiqué. "La délinquance des étrangers appelle les mêmes réponses que celle des Français, sans discrimination", affirme-t-il.
"Après avoir préconisé l'encadrement militaire des jeunes délinquants et la présence d'adultes chargés de faire régner 'l'ordre juste' dans les classes aux côtés des professeurs, la voilà qui propose la double peine !", accuse Jean Desessard.
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Royal voit « un très gros risque de dispersion des voix » au premier tour
Les Echos [ 21/03/07 ]
Hier, Ségolène Royal a fait part de son inquiétude face au « très gros risque de dispersion des voix » de gauche au premier tour de la présidentielle. Avec la qualification in extremis de José Bové, ils sont sept candidats de gauche et d'extrême gauche en lice, soit à peine moins qu'en 2002 - ils étaient huit - quand Lionel Jospin ne s'était pas qualifié pour le second tour. Si l'on ajoute que la gauche dans son ensemble atteint des taux historiquement bas dans les sondages... La candidate socialiste n'hésite plus à avancer la menace d'une réplique de 2002, pour mieux l'éviter : « Le 22 avril [2007] ne doit pas être comme le 21 avril [2002] », a-t-elle déclaré, se donnant pour « obligation de redoubler d'efforts pour mobiliser sur son nom dès le premier tour, pour être sûre d'être au deuxième ».
Elle a aussi indiqué qu'elle aurait préféré le soutien des écologistes dès le premier tour, ce que le PS n'a jamais officiellement demandé aux Verts. Elle a même précisé avoir « approché José Bové et Dominique Voynet » pour leur souligner « les éléments de convergence » entre leur projet et le sien. En vain.
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