Les Verts Parisiens

Jeudi 8 juin 2006

20 Minutes | édition du 08.06.06

Tous les coups sont permis pour emporter la bataille idéologique au sein de la gauche plurielle. Même commander une étude nuisible dans son propre camp. Les Verts ont en effet dévoilé il y a deux semaines un document réalisé en collaboration avec un enseignant de l'université Paris-I pour dénoncer le caractère irréalisable des objectifs de la Ville en matière de construction de logements sociaux. Un moyen de peser dans les négociations sur le plan local d'urbanisme.

Prenant comme source une étude réalisée par la direction de l'urbanisme de Paris, recensant les différentes opérations de construction de logements neufs, ils établissent que 45 % d'entre elles s'effectuent en ZAC (zones d'aménagement concerté), soit 1 300 logements sur 2 800. Des chiffres qui ne sont pas contestés par l'exécutif. Or les Verts affirment que les objectifs de la Ville en matière de construction de logements sociaux en ZAC sont de 1 000 par an, ce qui reviendrait à 77 % de l'ensemble des logements construits en ZAC. Mais dans les projets, le compte n'y est pas. Seuls « 30 à 50 % sont consacrés au social », précise René Dutrey, président du groupe Verts au Conseil de Paris. Jean-Pierre Caffet, adjoint (PS) chargé de l'Urbanisme, s'en défend : « L'étude comprend la ZAC Paris-Rive Gauche, ce qui n'est pas honnête car c'est une opération à forte dominante de bureaux, que nous avons réorientée depuis 2001 pour laisser plus de place au logement. Idem pour les ZAC Paris-Nord-Est et Bercy : si nous les enlevons, le ratio de logement remonte. »

Un argument qui fait s'étrangler le leader du parti écologiste. « Ces emprises sont les principales possibilités de constructions dans Paris, et elles sont le meilleur moyen d'atteindre nos objectifs. Les enlever des chiffres n'a aucun sens. » Ils devront pourtant tomber d'accord avant lundi.

M. G.

Par Victor
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Lundi 12 juin 2006
Les Verts parisiens ont décidé de s'abstenir sur le plan local d'urbanisme
LE MONDE | 12.06.06 | 13h50  •  Mis à jour le 12.06.06 | 19h21

René Dutrey, président du groupe des Verts au Conseil de Paris, a annoncé, lundi 12 juin après-midi, que l'ensemble des élus Verts allaient "s'abstenir" lors du vote sur le plan local d'urbanisme (PLU), prévu tard dans la soirée. Cette position doit permettre l'adoption de ce texte, les autres groupes de la majorité (PS, PCF et MRC) devant voter pour, tandis que l'UDF doit s'abstenir. Seuls les élus UMP voteront contre le document qui définit le Paris des vingt prochaines années. "Le groupe Verts sort de ce débat totalement uni et sur une position stable et unique", s'est félicité M. Dutrey.

Depuis l'échec de la candidature de Paris aux JO de 2012, Bertrand Delanoë est en quête d'un nouveau projet mobilisateur. Le maire (PS) de Paris estime l'avoir trouvé avec le plan local d'urbanisme, soumis au Conseil de Paris, lundi 12 juin. Ce plan doit, en effet, lui fournir l'occasion de dessiner le visage de la capitale pour les quinze ans à venir. "Je veux (...) une ville de patrimoine mais aussi une ville de dynamique contemporaine du XXIe siècle, une ville internationale, une ville de compétition", a-t-il lancé, dimanche sur Radio J. Si le PLU n'était pas adopté, "ce serait une forme de suicide politique pour la majorité municipale", a prévenu M. Delanoë.

Les écologistes réclament un rééquilibrage en faveur de l'habitat social pour répondre aux 103 000 demandes de logement. Pour cela, ils veulent limiter les programmes de bureaux auxquels le PLU accorde une trop grande place. Dominique Voynet, sénatrice (Verts) de Seine-Saint-Denis, s'est immiscée dans le débat. Elle a signé avec neuf autres élus Verts de Paris et de la proche banlieue un texte expliquant que "la priorité donnée aux bureaux" ne permettra pas de réduire sensiblement le chômage parisien qui touche d'abord une main-d'oeuvre peu qualifiée.

Les Verts estiment, en revanche, que les premiers bénéficiaires seraient les cadres qui vivent au-delà du périphérique. Le PS et le PCF rétorquent ensemble que Paris a perdu 160 000 emplois ces quinze dernières années et rappellent que 300 000 Parisiens vont, chaque jour, travailler en banlieue. Ils accusent les Verts de vouloir figer Paris en ville-musée, en corsetant les règles de construction.

Adjoint (PS) chargé de l'urbanisme, Jean-Pierre Caffet a reçu pour mission de désamorcer la fronde écologiste. Au terme de plusieurs jours de négociations, les Verts ont acquis l'assurance que près de 160 000 mètres carrés de bureaux initialement programmés dans les zones d'aménagement concertées (ZAC) seraient transformés en 2 000 nouveaux logements.

"Une victoire modeste, relativise René Dutrey, qui représente à peine 2 % du logement dans les ZAC."  L'élu du 14e arrondissement de Paris réclamait toujours, dimanche, un "verdissement" du PLU, exigeant qu'il intègre des "recommandations environnementales", permettant notamment d'imposer des panneaux solaires sur les futurs immeubles. "On veut bien, mais à condition que les Verts votent le PLU", indiquait le cabinet du maire, agacé.

C'est que, depuis les incendies dans des immeubles insalubres de Paris, en août 2005, les conflits se sont succédé à propos du logement entre Verts et PS, à chaque fois désamorcés au prix d'âpres discussions avant chaque conseil. Mais jusqu'à quand ?

Les Verts, qui prévoient des listes autonomes au premier tour des municipales, en 2008, vont de plus en plus chercher à affirmer leur "identité", reconnaît Denis Baupin, adjoint (Verts) chargé des transports, qui se dit solidaire de son parti sur le PLU. "Les Verts et nous, ironise Christophe Caresche, adjoint (PS) chargé de la sécurité, c'est comme dans le film, Le Salaire de la peur. On est à bord d'un camion bourré de nitroglycérine. On ne sait pas quand il explosera." Le PCF, favorable au PLU, espère, de son côté, faire sauter le plafond des hauteurs qui limite les constructions au-delà des 37 mètres, à Paris (Le Monde du 8 juin). Un déplafonnement auquel les Verts sont farouchement opposés. Quoi que décident ces derniers, le PLU devrait être adopté grâce à l'UDF qui a prévu de s'abstenir et non de rejeter le texte. L'UMP, elle, votera contre.

Béatrice Jérôme
Par Victor
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Mardi 13 juin 2006
Bertrand Delanoë n'a pas réussi à raccrocher les Verts à son projet urbain
LE MONDE | 13.06.06 | 14h09  •  Mis à jour le 13.06.06 | 14h09

Les Verts parisiens n'ont pas bougé. Comme ils l'avaient menacé, les élus écologistes se sont abstenus, lundi 12 juin, lors du vote par le conseil de Paris du plan local d'urbanisme (PLU) défendu par Bertrand Delanoë, le maire (PS) de la capitale. Le plan a été adopté, grâce à la décision de l'UDF de ne pas voter contre.

La décision des Verts a rouvert la fracture au sein de la majorité parisienne, mal refermée depuis septembre 2005. Les élus écologistes et le maire de Paris s'étaient déjà vivement opposés sur la question du logement à la suite des incendies dans des immeubles insalubres parisiens, en août 2005. "Nous aurions souhaité que le PLU devienne un vrai plan d'urgence pour le logement à Paris", a expliqué René Dutrey, président du groupe Verts au conseil de Paris pour justifier l'abstention.

Des négociations menées depuis plusieurs jours avec l'exécutif avaient pourtant permis la prise en compte de certaines de leurs revendications, notamment le projet de transformer 168 000 mètres carrés de nouveaux bureaux en logements dans les programmes des zones d'aménagement concerté. Ces avancées n'ont pas été jugées suffisantes par les écologistes.

"Cela me peine, me contrarie", a déclaré M. Delanoë. "Je n'ai pas la même conception du devoir que nous avons à assumer ensemble, a-t-il lancé aux Verts. Je n'ai pas un mandat facultatif, moi !"

Les élus socialistes et communistes qui ont voté, eux, le PLU jugent "incompréhensible" et "incohérente" l'attitude des Verts. "Allez comprendre !, ironisait un membre du cabinet du maire. Les Verts ont d'abord voté une première version du PLU en février 2003. Puis ils ont voté contre dernièrement dans leurs instances départementales. Aujourd'hui, ils s'abstiennent..."

"J'AI HONTE !"

Lundi soir, le maire et son entourage accusaient les écologistes, à mots à peine couverts, de n'avoir cherché qu'un prétexte pour jouer leur partition au sein de la majorité. "Le document de février 2003 ne prévoyait pas plus de logements sociaux que celui d'aujourd'hui", raillait Jean-Pierre Caffet, adjoint (PS) à l'urbanisme.

En défendant la ligne de l'abstention, M. Dutrey a évité l'explosion du groupe. Certains élus Verts étaient prêts à voter contre le PLU, d'autres pour. Adjoint chargé de la propreté, Yves Contassot a cru un instant pourvoir défendre la liberté de vote.

Il y a renoncé. "Dutrey voulait à tout prix l'abstention pour pouvoir apparaître comme le fédérateur et se positionner comme tête de liste pour les municipales à Paris", expliquait-il.

"Je soutiens Denis Baupin comme tête de liste à Paris", se récrie M. Dutrey qui assume en revanche la volonté de faire des questions urbaines un enjeu identiaire pour les Verts dans la prochaine campagne municipale.

"J'ai honte !, déclarait dans les couloirs M. Baupin, adjoint chargé des transports. Je ne considère pas comme une victoire que les Verts s'abstiennent comme l'UDF. J'aurais preféré que nous soyons capables de convaincre l'exécutif d'amender davantage le PLU."

Les socialistes se refusent pour l'instant à tirer les conséquences de cette nouvelle crise. "La question est de savoir s'il s'agit d'un coup conjoncturel lié aux turbulences du moment entre MM. Cochet et Voynet (candidats à l'investiture des Verts pour la présidentielle de 2007) ou si nous vivons les prémices de la bataille des municipales de 2008", indiquait M. Caffet. Dans ce cas, l'adjoint de M. Delanoë laisse entendre que le maintien des Verts dans la majorité serait difficile.

Le plan de déplacement urbain, dont la discussion, prévue en juillet, devrait être reportée en septembre, sera le prochain test de la solidité de l'attelage Verts, PS, PC, MRC. Son auteur principal, M. Baupin, se prévaut du soutien de M. Delanoë. Mais plusieurs maires d'arrondissement PS ont l'intention de freiner les nouvelles restrictions à la voiture contenues dans ce projet. "Il n'y aura pas de représailles", assure l'entourage de M. Delanoë. Mais après l'épisode de lundi soir, certains au PS et au PC rêvent tout de même d'un "match retour".

Béatrice Jérôme
Article paru dans l'édition du 14.06.06
Par Victor
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Mardi 27 juin 2006

Logement : Les Verts contre le social ?

27/06/06 – 13h10

PARIS (NOVOpress) - En s’alliant aux voix des partis de droite, les Verts parisiens ont fait capoter hier au Conseil de Paris, un projet de l’OPAC visant à bâtir 210 logements sociaux destinés aux infirmières du XVIe arrondissement, à l`intérieur de l`enceinte de Sainte-Périne, alors que l`emprise prévue pour les bâtiments en question ne représentait que 6 % des sept hectares de verdure de cet établissement, qui accueille les personnes âgées dépendantes.

Attitude pour le moins étrange de la part d’une équipe qui pourtant ne cesse de réclamer plus de logements sociaux, apparemment à condition qu’ils se situent « ailleurs ».

Il est vrai que les infirmières auxquelles étaient destinées ces logements ne sont pas des immigrées clandestines ni des assistées chroniques, peut-être même ne sont-elles pas toutes lesbiennes. Là se situe sans doute leur grand tort aux yeux des Khmers verts.

 [http://fr.novopress.info]

Par Victor
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Mercredi 28 juin 2006

Envoyé le 26/06/06 par un militant

Bonjour

Ce soir nous devions avoir une réunion de préconseil, communication des délibérations et des consignes de vote. C'est la seule rencontre mensuelle de la majorité municipale. Pour obtenir des réponses à nos questions nous sommes obligées de les
déposer pour le conseil d'arrondissement et au cours de ces réunions quand nous avons des réponses nous les retirons des questions publiques.

La maire a saisi le prétexte du nombre de questions pas toujours aimables pour "suspendre" (sic) la réunion c'est à dire la remplacer secrètement par "une réunion de groupe" (sic) rassemblant PC, PS et société civile, c'est ce qu'on appelle le nouveau groupe!.

Comme nous étions ensemble auparavant au départ en retraite d'une directrice d'école et que nous les avons vus s'éclipser discrètement unE à unE nous les avons trouvés tous dans le bureau de la Maire.

Après nous avoir dit que nous n'étions pas invitées ils nous ont demandé de sortir je leur ai proposé d'appeler la police et le 1er adjoint a fait mine de ... Le maire adjoint à la démocratie locale m'a menacée de me sortir manu militari.

Ce qui est amusant c'est que dans les questions il y avait "comment comptez-vous faire vivre le nouveau concept de démocratie participative secrète" et ploc je les prends en pleine réunion de conspirateurs. J'ai fait une lettre pour demander à la Maire si elle avait choisi d'exclure les Verts de sa majorité municipale?

Comme on dit les relations se tendent, je prépare une lettre lui demandant si nous devons comprendre qu'elle a choisi d'exclure Les Verts de la majorité municipale?

Amitiés vertes

Par Victor
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Mardi 4 juillet 2006
mardi 4 juillet 2006

Mesure phare du contrat de mandature conclu entre le PS et les Verts à Paris, le projet "Réseau Vert" visait à créer un réseau de rues piétonnes et cyclables (accessibles à la desserte locale) par la réalisation d’un premier axe Sud-Nord, reliant la place du Châtelet au Canal St Martin.

Lors du Conseil d’arrondissement du 10e qui s’est tenu le lundi 3 juillet 2006, le maire PS de cet arrondissement, Tony Dreyfus, qui répondait à une question d’un Conseil de Quartier concernant ce projet dont la mise en oeuvre devait commencer en ce mois de juillet, a indiqué qu’il n’y aurait pas de Réseau Vert dans le 10e.

Il s’agit là d’une confirmation des menaces qui pèsent sur ce projet qui a pourtant fait l’objet d’une large concertation, a mobilisé de nombreux citoyens, commerçants, associations et conseils de quartiers et a le soutien des adjoints chargé des transports (Charlotte Nenner, adjointe au Maire du 10e et Denis Baupin adjoint au Maire de Paris).

Estimant être confrontés à « un véritable déni de démocratie représentative et participative », les cinq élus Verts du 10° ont quitté la réunion du Conseil d’arrondissement.

Source -
http://citron-vert.info/breve.php3?id_breve=775 -

Par Victor
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Jeudi 17 août 2006
Denis Baupin, adjoint aux transports à Paris, explique pourquoi les Verts seront présents aux municipales : «Convaincre que le vote utile à Paris, c'est le vote vert»
Par Matthieu ECOIFFIER
Le Figaro: Mercredi 16 août 2006 - 06:00
Pourquoi défendre vos propres couleurs en 2008 ? 
Si Paris est la ville où la politique écolo est la plus offensive, ce n'est pas un hasard. Aux dernières municipales, les Verts ont fait des listes autonomes et un score de 12,5 %. De quoi créer un rapport de force pour propulser des avancées, notamment sur les déplacements. Au sein du PS, Bertrand Delanoë c'est l'arbre qui cache la forêt. Lui reste convaincu de la nécessité d'avancer. Mais en fin de mandature la pression diminue, et une bonne partie des barons socialistes préféreraient une politique plus plan-plan : «Maintenant on ne touche plus à rien, surtout on ne bouge plus.» On lit parfois que Delanoë serait l'otage des Verts. Ce qui nous inquiète plutôt, c'est qu'il redevienne l'otage des barons. L'approche de la présidentielle crée une tension forte au sein du PS, notamment chez les maires d'arrondissement fabiusiens. En politique, pour rassembler son camp, il suffit de désigner l'ennemi . Pour le PS, c'est les Verts... Et inversement. D'où cette tendance à nous considérer comme des empêcheurs de tourner en rond. Modifier les logiciels de gauche dépassés, c'est notre rôle. L'écologie politique, c'est aussi la lutte contre la misère, qui sera un enjeu majeur des municipales. Nous devront convaincre les Parisiens que le vote utile à Paris, c'est le vote vert.
Qu'est-ce qui ne va pas avec Delanoë ? 
Les Verts sont à l'aise au Conseil de Paris, mais le PS y a une culture plus hégémonique. Quand le PS décide avec la droite, contre tout le reste de la gauche, de rebaptiser place Jean-Paul-II le parvis de Notre-Dame, cela ne choque personne. Quand nous proposons des amendements sur l'urbanisme que la droite menace de voter, c'est un crime de lèse-majesté. On a parfois l'impression que nos partenaires ont le syndrome de la forteresse assiégée. Plus le temps passe, plus l'entourage du maire pèse sur les décisions. Et les adjoints voient leur influence diminuer. On perd ainsi une partie du souffle politique original. Celui qui nous a amenés à lancer les grands chantiers et Paris Plages, Nuit blanche, etc.
A quand la fin des travaux de voirie et des bouchons ? 
On ne juge pas une politique en plein milieu des travaux. Fin 2006, ils seront terminés, avec le lancement du tramway, soit 100 000 voyageurs supplémentaires par jour sur son trajet. D'ici à la fin de l'année, les deux tiers des lignes de bus ­ contre la moitié aujourd'hui ­ fonctionneront le dimanche. En soirée, la moitié des bus rouleront, au lieu d'un tiers, et, le samedi, le métro sera ouvert jusqu'à 2 heures du matin. Dès l'été prochain, plusieurs milliers de vélos seront mis à disposition. Tout cela renforce l'offre de mobilité. On est passé d'une phase de «hardware», où l'on a modifié les infrastructures à une phase de «software», d'offre de service. Une partie des gens jugeaient malthusienne notre politique. On n'a jamais voulu empêcher les gens de se déplacer. Mais, tant que les transports publics étaient une compétence de l'Etat, jusqu'en mars, il nous manquait un levier.
Quid de l'amélioration de la qualité de l'air ? 
Paris est la première ville à essayer de modéliser l'impact sur la pollution pour distinguer ce qui est dû à la météo, à l'amélioration des moteurs et aux aménagements municipaux. Si on n'avait rien fait, on aurait une aggravation de la qualité de l'air avec l'étalement urbain, la clim, la multiplication des 4x4. Ce sont des phénomènes complexes, à la fois locaux et globaux. Sauf que le réchauffement climatique en France est dû pour 40 % aux déplacements en automobile. Il induit un accroissement de la pollution. Depuis cinq ans, on essaie de rattraper le retard que Paris a pris sur Nantes, Grenoble et Strasbourg, qui avaient commencé ces politiques il y a vingt ans.
Certains vous accusent d'être un ayatollah ? 
Je récuse ce terme ! Je suis un pragmatique. Actuellement, sur les boulevards Saint-Marcel et Port-Royal, on corrige certains points pour rendre l'espace plus lisible pour les piétons et les automobilistes. Quand on fait autant de chantiers en même temps, il arrive que l'on fasse des erreurs. Mais nous en tirons les leçons.
Par Victor
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Lundi 16 octobre 2006

Source : le Parisien - Lundi 16 octobre 2006

Mauvais temps pour Yves Contassot, le mediatique adjoint ecologiste a l'environnement et a la proprete, ancienne tete de liste des Verts lors des municipales triumphantes de 2001. Lors d'une assemblee generale des Verts de Paris qui a rassemble; 353 militants, samedi, Yves Contassot a ete desavoue par la base qui ne lui a attribue; aucune circonscription pour les prochaineslegislatives de 2007.
Candidat sur la 2e (Ve arrondissement, Tiberi, UMP), la 7e (XIe/XIIe, Bloche, PS) et la 18e circonscription (XVIe/XVIIe, Panafieu, UMP), il a ete rejete partout au profit d'autres candidats. Seul espoir desormais etre designee candidat par les instances nationales des Verts qui auront le dernier mot fin octobre.
Plus embetant pour celui qui se verrait bien encore conduire les Verts aux municipales de 2008, il semble que son courant batte de l'aile au sein des Verts a Paris : en effet, les militants samedi, avaient le choix entre deux listes de candidats aux legislatives, l'une plutot inspire par le courant de son rival,Denis Baupin, adjoint a la circulation, l'autre plus proche de lui, ou il etait candidat. C'est la premiere version qui a obtenu la majorite, 166 voix contre 129 pour celle d'Yves Contassot.

S.R.
Par Victor
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Dimanche 12 novembre 2006
PARIS (AFP) - Les Verts de Paris ont commencé samedi à préparer les Municipales de 2008 dans la capitale, en soumettant au vote d'une assemblée générale cinq motions, sans toutefois parvenir à les départager, selon plusieurs participants.
 
Les résultats de ce vote se sont avérés serrés, ce qui laisse ouvert le choix de la personnalité qui sera la tête de liste des Verts lors de ce scrutin.
 
La motion "Cité Verte", soutenue notamment par Denis Baupin, adjoint au maire, a obtenu 27,4% des suffrages. Elle a été talonnée par "Imagination Verte", soutenue par Yves Contassot, également adjoint, avec 25,4% des voix.
 
Les deux hommes sont en concurrence pour la tête de liste à Paris aux Municipales, qui était allée en 2001 à Yves Contassot.
 
"Pour un Paris écologique et solidaire", avec Pénélope Komitès, aussi adjointe, a obtenu 24,8% des suffrages, "Paris de l'écologie", avec Yves Cochet, député, 13,1% et "Ecologie populaire" avec Patrick Farbiaz, membre de collège exécutif du parti, 9,2%.

La motion "Cité Verte" devrait obtenir le poste de secrétaire exécutif, détenu jusqu'ici par Corinne Faugeron, proche d'Yves Contassot, les autres postes de la direction des Verts-Paris étant partagés entre les cinq motions.

Les motions ont refusé toute fusion de second tour.

"On est à la veille du premier tour du congrès, les gens ne veulent pas découvrir leur jeu et conservent leur possibilité d'alliance pour le congrès national", a estimé Denis Baupin à l'AFP.

"Tout reste ouvert pour la tête de liste pour 2008", a noté Pénélope Komitès, tandis qu'Yves Contassot se félicitait que trois motions soient arrivées en tête "quasi à égalité", ce qui devrait obliger les diverses tendances des Verts parisiens "à travailler de manière consensuelle et non pas à essayer de passer en force".

Les Verts, qui se présenteront de façon autonome aux Municipales, choisiront en assemblée générale, en mars 2007, leurs têtes de liste dans les arrondissements, puis leur tête de liste pour Paris.

Dimanche, première phase de leur congrès national, les Verts votent dans chacune des régions sur huit motions. Après éventuelles fusions de motions, leurs délégués voteront à nouveau le 2 décembre lors du congrès de Bordeaux.
Par Victor
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Mardi 27 mars 2007

27.03.07 | 12h32

Deux élues Verts du Conseil de Paris, Danièle Auffray, adjointe au maire, et Violette Baranda, élue du XIXème, ont annoncé mardi qu'elles quittaient le groupe des Verts pour siéger comme non inscrites jusqu'en 2008.

Le groupe des Verts du Conseil de Paris compte désormais 20 membres, sur un total de 163.

Cette décision intervient à la suite de l'Assemblée générale des Verts parisiens, ce week-end, qui a choisi les listes dans les arrondissements pour les municipales de 2008 et la tête de liste parisienne, Denis Baupin, adjoint aux transports.

Ni Danielle Auffray, ni Violette Baranda ne sont sur les listes.

Ces désignations, intervenues à l'issue d'une alliance entre deux des trois principales sensibilités, celle de Denis Baupin (aile modérée) et celle de Véronique Dubarry (gauche du parti), ont été vigoureusement contestées par les minoritaires, dont font partie les deux élues démissionnaires du groupe. Ils estiment notamment que les listes ne respectent pas la proportionnelle des courants. Plusieurs recours devraient être déposés.

René Dutrey, président du groupe, a commenté ces décisions en affirmant que "personne n'est propriétaire de son mandat" et en dénonçant "le fait d'être mauvais perdant et de monter le syndicat des déserteurs".

De son côté, Yves Contassot, adjoint à l'Environnement, choisi comme tête de liste dans le XIIIe, a "regretté ce type de réaction", estimant "qu'il ne faut jamais réagir à chaud".

Violette Baranda, qui a dénoncé des" dérives intolérables", parlant de "bourrage des urnes, adhésions de dernière minute, alliance contre nature" et "diffamation", a estimé que les Verts parisiens "mettent en péril la campagne présidentielle".

Elle a tenu à préciser à l'AFP qu'elle ne quittait pas le parti.

Pour le choix de la tête de liste parisienne, Denis Baupin avait raté d'une voix l'élection au premier tour de scrutin. Véronique Dubarry s'était retirée entre les deux tours, faisant crier les minoritaires à la "manipulation".

 
Par Victor
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