Les Verts et la gauche

Mardi 25 avril 2006

Communiqué de presse du 25 avril 2006

Ce matin, les Verts ont rencontré le Parti Socialiste pour une prise de contact afin d’envisager les échéances de 2007.

Les Verts tiennent à préciser que le calendrier interne du Parti Socialiste ne saurait imposer à leurs partenaires un rythme accéléré dans les discussions tant électorales que programmatiques, forçant prématurément à parler d’accords de gouvernement.

Par ailleurs, le Parti Socialiste a fait des déclarations publiques qui posent problème aux Verts sur des questions aussi importantes que l’énergie, ou encore la juste représentation des courants de pensée politique au Parlement. Ces déclarations ne permettent pas, aujourd’hui, aux Verts de penser que les conditions pour entamer un travail en commun sont remplies.

Le Collège Exécutif

Par Victor
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Mardi 6 juin 2006
L'humanité / Article paru dans l'édition du 6 juin 2006.
 
La gauche tique sur la politique énergétique

Forum . Huit organisations politiques ont débattu, vendredi, du développement durable et de l’énergie.

Grenoble, envoyé spécial.

Une leçon : débattre nécessite du temps. Et du temps, les huit représentants d’organisations politiques de gauche, réunis vendredi dernier à Grenoble pour un forum sur le développement durable et l’énergie, en ont manqué. Dix minutes de parole sur deux heures et demie de discussion, c’est peu. « On se demande même à quoi ça sert », lâchera en fin de débat Miloud Sebeibit, du Parti radical de gauche (PRG), en réponse aux railleries de certains militants Verts, pas très ouverts à la contradiction.

Un débat frustrant, donc, pour une multitude de questions. Dans la salle, une centaine de personnes se sont relayées pour interroger les représentants politiques. Le progrès technique est-il la solution au changement climatique ? Quelle est votre position sur les nanotechnologies ? Quelle place réservez-vous aux citoyens dans la politique environnementale ? Comment concilier le développement durable et les besoins d’emplois ? Comment financer des transports moins polluants ?

Au final, si la gauche s’accorde timidement sur la notion de développement durable, elle ne s’entend pas lorsqu’il s’agit de politique énergétique. Avec, pour principal désaccord, l’usage du nucléaire civil. Les Verts veulent s’en passer, suivis par les Alternatifs et Régions et peuples solidaires. Le Parti socialiste (PS), en la personne de Béatrice Marre, secrétaire nationale à l’environnement et au développement durable, approuve du bout des lèvres. Au contraire, le Mouvement républicain et citoyen (MRC) et le Parti communiste (PCF) jugent l’atome incontournable. Alain Hayot, pour les communistes, sera d’ailleurs le seul à intégrer le nucléaire dans « un mixte énergétique », ménageant une large place aux énergies renouvelables.

Plus consensuel, le développement durable rassemble tout le monde. À ceci près que chacun a sa définition de la croissance. Les Verts prônent une « décroissance sélective », quand les communistes préfèrent une « croissance sélective », conditionnée à des critères de progrès sociaux et environnementaux. « Il ne peut y avoir de développement durable sans rupture avec le libéralisme, ajoute Alain Hayot. Mais s’en débarrasser ne suffit pas à assurer ce développement. » Une certitude : la dérégulation du secteur énergétique, orchestrée à l’échelle européenne, va à contre-courant des objectifs de la gauche.

Vincent Defait

Par Victor
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Samedi 17 juin 2006
EPR : les Verts inquiets des valses hésitations du Parti Socialiste

Communiqué à la presse de Yann Wehrling et Mickaël Marie du 17 juin 2006
 

Les Verts ont lu avec étonnement les déclarations à la presse de Bernard Cazeneuve, désormais candidat à l’investiture socialiste dans la circonscription de Cherbourg.

Cette situation appelle une clarification sans ambiguïté du Parti socialiste, et ce au plus haut niveau, s’agissant d’une question cruciale de la politique énergétique de notre pays. L’EPR, ce n’est pas une controverse locale ou régionale, c’est un enjeu national : à cette fin, les Verts pas plus que les citoyens n’admettront qu’il existe une vérité à Cherbourg et une autre à Paris.

Les Verts demandent donc au Parti socialiste de confirmer son opposition à la construction de l’EPR.

Les Verts rappellent par ailleurs que, quelque opinion qu’on se fasse sur l’EPR, le premier devoir de ceux et celles qui prétendent gouverner autrement que la droite, brutale et autoritaire, devrait être de dénoncer la manière dont on impose aujourd’hui ce projet, y compris en cherchant à intimider ses opposants (voir l’arrestation de Stéphane Lhomme, porte-parole du réseau Sortir du nucléaire).

Parce qu’il est la condition d’une large victoire à gauche, Les Verts souhaitent qu’un accord sur le fond puisse être conclu avec le Parti socialiste. Cet accord ne pourra clairement pas se faire à n’importe quel prix, et devra notamment comporter de sérieuses ruptures en matière de politique énergétique et inclure en particulier, conformément d’ailleurs à la position jusqu’ici affichée par le PS, l’arrêt de la construction de l’EPR.

Yann Wehrling, secrétaire national des Verts
Mickaël Marie, secrétaire régional des Verts Basse-Normandie

Par Victor
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Samedi 17 juin 2006

Le figaro - 17/06/06

Lire l'article : cliquer ici

Par Victor
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Samedi 24 juin 2006

Source : http://v2.e-llico.com

Quand on leur pose la question de la sincérité de l’engagement de Ségolène Royal sur le mariage homo et l’homoparentalité et de sa volonté — si c’est elle qui défend les couleurs du PS à la présidentielle — de réaliser ces promesses, on sent un petit flottement chez les politiques et notamment ses camarades socialistes. Pourtant, ils parlent.

"Je ne veux pas me placer dans une telle hypothèse, indique Jack Lang. Je considère qu’en toute hypothèse, le devoir de notre candidat sera de respecter pleinement notre programme." "Sans être langue de bois, je crois qu’il y a effectivement des inquiétudes à avoir sur les propos et les motivations d’un certain nombre de candidats aujourd’hui, note Yann Wehrling. Néanmoins pour moi, en tant que secrétaire national des Verts, j’ai comme interlocuteur le PS et comme lecture le projet du Parti Socialiste qui est clair sur ces questions. Je serai vigilant à ce qu’il y ait cohérence entre ce que dit le projet et ce qu’en disent les présidentiables." "Je ne réponds pas à cette question, lâche Dominique Strauss-Kahn. Il n’y a pas de raison de ne pas faire confiance à un socialiste. Je constate simplement qu’il y a des gens qui sont engagés dans ce combat depuis longtemps et d’autres pour lesquels c’est une opération de circonstance plus récente."

"Je ne me prononcerai pas sur la sincérité des uns ou des autres parce que le problème n’est pas là, indique Gérard Aschieri, secrétaire général de la FSU. Le vrai problème, c’est de savoir si on va créer un droit nouveau ou pas et mettre fin ou non à une discrimination".

Par Victor
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Mardi 27 juin 2006

Les Verts et le MRC font monter les enchères en vue de 2007 

Les Echos - 27/06/06 

Alors que le PS cherche à limiter le nombre de candidatures de gauche en vue de l'élection présidentielle ou, au moins, à se garantir une campagne de premier tour pacifiée, ses partenaires en profitent pour faire monter les enchères. Hier, la sénatrice Dominique Voynet, en compétition avec Yves Cochet pour représenter les Verts en 2007, a déclaré que son parti n'envisageait « aucun contrat avec le PS qui n'aille pas très sérieusement vers la sortie du nucléaire, avec une première étape : ne pas construire l'EPR ». Le PS a affirmé son opposition à ce futur réacteur nucléaire, mais les élus socialistes de la Manche soutiennent le projet.

De son côté, le MRC de Jean-Pierre Chevènement, qui négocie un accord législatif avec le PS, a jugé hier les propositions socialistes « inacceptables ». Outre la circonscription perdue en 2002 par l'ancien ministre de l'Intérieur à Belfort, le MRC aimerait récupérer la sixième circonscription de Paris, où le premier secrétaire du MRC, Georges Sarre, a été battu en 2002 par une candidate socialiste.

Par Victor
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Jeudi 29 juin 2006

AP | 28.06.06 | 18:15

PARIS (AP) -- Dans un entretien à l'hebdomadaire "Politis" à paraître jeudi, le candidat à l'investiture socialiste Laurent Fabius se revendique comme le "porteur" au PS d'une ligne de "refus du tout-libéral" face à une Ségolène Royal jugée "blairiste" et multiplie les appels du pied aux Verts et aux altermondialistes.

Pour que la gauche l'emporte à la présidentielle de 2007, il faut "que ce refus du tout-libéral prévale. J'en suis porteur au sein du PS", expose l'ancien Premier ministre. Appelant la gauche au "rassemblement" au second tour de la présidentielle, il multiplie donc les gages de bonne volonté envers Verts et altermondialistes.
"Je suis de ceux qui pensent utile qu'il y ait un candidat Vert au premier tour de la présidentielle", affirme-t-il, promettant même de nommer un "vice-Premier ministre chargé de l'environnement et des affaires européennes" s'il est élu à la présidence de la République.

Quant aux organisations altermondialistes, "elles ont pris des positions avec lesquelles je suis souvent d'accord", dit-il. "Il est donc indispensable que la matrice du projet socialiste fasse écho aux valeurs altermondialistes et réciproquement".
Laurent Fabius ne fait en revanche aucune allusion à José Bové, qui propose de se présenter comme champion de la gauche antilibérale pour l'Elysée et dont la candidature pourrait l'embarrasser. L'ancien porte-parole de la Confédération paysanne doit tenir son premier meeting jeudi soir à Marseille.

"Ce n'est pas avec une ligne sarkozyste ou blairiste que l'on va gagner les élections ou changer les choses en France", sermonne enfin Laurent Fabius dans une pique à Ségolène Royal, qu'il ne cite pas. Dans une autre flèche transparente à sa rivale, il juge qu'il faut "enrichir" le projet du PS pour 2007 "et non le démolir". AP

Par Victor
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Vendredi 30 juin 2006
Ouest-France - 27 juin 2006 - Jean-Pierre Buisson

Le projet d'implantation d'un réacteur nucléaire à Flamanville torpille les relations Verts-PS. Dominique Voynet, hier à Cherbourg, demande au PS une position claire.
 
La campagne pour les élections législatives de 2007 va-t-elle déclencher une guerre nucléaire entre les écologistes et le Parti socialiste ? La question est posée. En soumettant sa candidature à la position du PS sur l'implantation de l'EPR, le maire de Cherbourg, Bernard Cazeneuve, a allumé une mèche sous un baril de poudre. Cette posture du socialiste du nord-Cotentin crée de sérieuses tensions avec les Verts au niveau national. Elle pourrait aussi gangrener les relations au sein même du conseil régional, où les socialistes gouvernent avec les Verts et le PRG.
 
Secrétaire régional des Verts, Mickaël Marie - qui devait rencontrer le président de la région Philippe Duron hier - « espère trouver un terrain d'entente ». Mais, il n'exclut pas une position plus tranchée « si nécessaire. » Les élus écologistes, qui avaient affronté les lazzis des militants après le vote de la motion régionale favorable à l'EPR, ne voudront pas passer, une nouvelle fois, pour les godillots de la majorité régionale.
 
Hier matin à Cherbourg, Dominique Voynet, sénatrice Verte de Seine Saint-Denis, n'a d'ailleurs pas caché que le parti irait au clash s'il le fallait. Elle n'a laissé planer aucun doute sur le sujet : « Aucun accord ne pourra être signé avec le parti socialiste s'il ne réaffirme pas clairement son refus de l'EPR. » Elle espère même pousser les accords de 1998 plus loin. «En obtenant notamment la reconversion des activités de l'usine Cogéma de La Hague.»
 
Sans s'avancer autant, hier soir, Béatrice Marre, secrétaire national du Parti socialiste, a redonné la position officielle : « Le PS n'a pas changé d'avis sur l'EPR, il y est défavorable. François Hollande vient d'ailleurs de le confirmer au secrétaire national des Verts, Yann Wherling. » À la direction du PS, on fait le distinguo « entre les problèmes d'un élu local et le besoin de construire un programme de gouvernement qui comporte une politique énergétique qui assure le développement durable du pays.»
 
Prise de position qui laisse Bernard Cazeneuve de marbre. « J'attends une position claire. Je refuse de participer à des négociations d'appareils politiques où l'on va prendre des engagements que l'on sait par avance que l'on ne tiendra pas », explique le maire de Cherbourg.
 
Estimant « ne pas être un nucléocrate forcené », le vice président de la Région, maintient cependant sa position. « Si le PS ne revient pas sur sa décision, je reprendrai ma liberté de conscience. » Seule une déclaration officielle de François Hollande semble aujourd'hui pouvoir clarifier une situation ubuesque qui déstabilise l'électorat de gauche bas normand.
Par Victor
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Samedi 1 juillet 2006

Socialistes, Verts, PRG et MRC continuent de chercher un accord pour les législatives.
Les alliés du PS s'échauffent dans l'arrière-cuisine électorale

Par Matthieu ECOIFFIER
samedi 01 juillet 2006

compliqué entre socialistes. Compliqué aussi entre les socialistes et leurs partenaires. Ce samedi, le PS va ratifier lors d'une convention nationale son projet pour la présidentielle de 2007. Et la liste de ses candidat(e)s pour les législatives qui suivront. Au-delà de la parité, de la représentation des minorités visibles (lire ci-contre) et des équilibres internes entre courants, le casse-tête consiste aussi à réserver des circonscriptions aux Verts, aux radicaux de gauche et aux amis de Jean-Pierre Chevènement, président d'honneur du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Revue de détail de ses discussions très plurielles.

Poker menteur avec les Verts

L'accord électoral ne sera pas bouclé pour la convention du PS. Chacun renvoi bien sûr la balle à l'autre. Les écologistes exigent un groupe parlementaire, soit au moins 20 circonscriptions gagnables. Pour Yann Wehrling, le secrétaire national des Verts, «le compte n'y est pas. Notre objectif est une trentaine de circonscriptions gagnables. On en est loin». La dernière proposition du PS n'en compte que 24. «Ce sont de bonnes circonscriptions, explique Bruno Le Roux, en charge des élections au PS. Je leur ai dit que je souhaitais privilégier la qualité à la quantité.»

Les Verts ont une tout autre analyse. «Sur les 24, seules une quinzaine est gagnable. On veut bien aller au charbon. Mais entre des endroits tout-cuit et tout-pourri, il y a une marge. Le PS a le sentiment que les Verts sont dans la dèche et ils ont des équilibres internes à ménager», explique un responsable écolo. Les Verts reprochent par exemple au PS de ne pas faire d'effort sur la 8e circonscription de Paris, où Pénélope Komitès, estiment-ils, a un bon bilan comme adjointe Verte au maire de Paris. «Mais sous prétexte de nous punir pour l'abstention des Verts sur le vote du Plan local d'urbanisme (PLU), Delanoë, qui tient la plus grosse fédération du PS à Paris, bloque.» Idem pour «Caen centre, parce qu'il y a un fabiusien à qui il ne faut pas faire de la peine. Ou Besançon, où les Verts font 20 %», regrette un dirigeant Vert. En revanche le PS se montrerait plus généreux avec des circonscriptions «jouables mais seulement gagnables en cas de grosse vague de gauche». Bref, pour les Verts, «la moitié du chemin est fait». Ils se résignent au fait que rien ne pourra être finalisé avant la désignation du candidat PS, mi-novembre. Bruno Leroux, renvoi l'argument : difficile, selon lui, de conclure un accord avec un partenaire en pleine crise . «Les Verts sont dans l'incertitude sur leur candidat à la présidentielle. Et ne peuvent aboutir à un accord qui reflète toutes leurs sensibilités», explique-t-il. Et de conclure : «Il va falloir qu'on se revoie à la rentrée.»

LIRE LA SUITE /

 http://www.liberation.fr/page.php?Article=394790

 

Par Victor
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Vendredi 7 juillet 2006
Le figaro - 07/07/06
 
Extrait :
 
"Aucun accord n'est pour l'instant conclu entre le PS et les Verts ou les chevènementistes du Mouvement républicain et citoyen (MRC). Pour leur part, les Verts demandent une cinquantaine de circonscriptions, dont une trentaine de «gagnables», pour pouvoir constituer un groupe parlementaire à l'Assemblée. Mais le PS ne leur propose pour l'heure que 15 circonscriptions, dont les trois de leurs députés sortants. Celles de Martine Billard et Yves Cochet à Paris et celle de Noël Mamère à Bègles en Gironde. Les négociations reprendront à l'automne". R. G.
Par Victor
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