Les Verts excluent de leur direction une militante, une première dans le parti
[ dimanche 18 juin 2006, 21h15 - AFP ]
A l'issue de débats houleux à huis-clos, ponctués de suspensions de séance, le conseil national a voté dimanche à une nette majorité (64 voix contre 24 et 11 abstentions) une motion en ce sens présentée par plusieurs Verts, dont l'ancien secrétaire national Gilles Lemaire.
Yann Wehrling, secrétaire national, a parlé de "lynchage" et estimé qu'il s'agissait d'un "procès politique". "Procès stalinien des années 50", a renchéri un militant. "C'est nauséabond", a glissé un troisième.
"Quand un parti traite les questions de cette façon-là, c'est qu'il ne va pas bien", a noté le porte-parole Sergio Coronado.
Christophe Porquier, un des accusateurs de Maud Lelièvre, a estimé au contraire que ce n'était qu'"un vote politique qui condamne un fonctionnement" et qu'il permettrait de "renforcer la négociation officielle" du parti.
Maud Lelièvre, plus jeune membre du collège exécutif des Verts, est juriste et adjointe au maire de Saint-Denis (Seine-saint-Denis). Elle conteste vivement les accusations portées contre elle, souligne le manque de preuves de la part de ses accusateurs et a accusé les responsables des élections dans le parti d'être "à l'origine de ce procès".
Elle a estimé que "la dérive gauchiste et bureaucratique d'une minorité met en danger l'avenir de l'écologie politique", qui mérite "mieux que des règlements de compte internes et des querelles de personnes".
Allusion aux difficultés rencontrées dans le parti par Dominique Voynet après son passage au gouvernement, elle a noté qu'"il ne fait pas bon être une femme en politique, particulièrement chez les Verts".


fortes".