Le national

Dimanche 18 juin 2006

Les Verts excluent de leur direction une militante, une première dans le parti 

[ dimanche 18 juin 2006, 21h15 - AFP ]

Pour la première fois dans leur histoire, les Verts ont exclu de leur direction Maud Lelièvre, 31 ans, pour avoir négocié directement avec les socialistes en vue des prochaines législatives mais l'intéressée le conteste et souligne qu'il n'y a aucune preuve contre elle.

A l'issue de débats houleux à huis-clos, ponctués de suspensions de séance, le conseil national a voté dimanche à une nette majorité (64 voix contre 24 et 11 abstentions) une motion en ce sens présentée par plusieurs Verts, dont l'ancien secrétaire national Gilles Lemaire.

Yann Wehrling, secrétaire national, a parlé de "lynchage" et estimé qu'il s'agissait d'un "procès politique". "Procès stalinien des années 50", a renchéri un militant. "C'est nauséabond", a glissé un troisième.

"Quand un parti traite les questions de cette façon-là, c'est qu'il ne va pas bien", a noté le porte-parole Sergio Coronado.

Christophe Porquier, un des accusateurs de Maud Lelièvre, a estimé au contraire que ce n'était qu'"un vote politique qui condamne un fonctionnement" et qu'il permettrait de "renforcer la négociation officielle" du parti.

Maud Lelièvre, plus jeune membre du collège exécutif des Verts, est juriste et adjointe au maire de Saint-Denis (Seine-saint-Denis). Elle conteste vivement les accusations portées contre elle, souligne le manque de preuves de la part de ses accusateurs et a accusé les responsables des élections dans le parti d'être "à l'origine de ce procès".

Elle a estimé que "la dérive gauchiste et bureaucratique d'une minorité met en danger l'avenir de l'écologie politique", qui mérite "mieux que des règlements de compte internes et des querelles de personnes".

Allusion aux difficultés rencontrées dans le parti par Dominique Voynet après son passage au gouvernement, elle a noté qu'"il ne fait pas bon être une femme en politique, particulièrement chez les Verts".
Par Victor
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Lundi 28 août 2006
Par Matthieu ECOIFFIER
QUOTIDIEN : Lundi 28 août 2006 - 06:00
à Coutances
«Les courants, ça dégouline», se désolait hier un élu qui a recensé huit contributions concurrentes pour le prochain congrès des Verts, en décembre à Bordeaux. Yann Wherling, le secrétaire général, candidat à sa propre succession, ne cache pas son inquiétude : «J'espère qu'on va pas faire les cons et qu'on va s'unir derrière Voynet.» Le laborieux processus de désignation du candidat à la présidentielle a précipité l'explosion des courants. Cochet, qui n'a pas digéré sa défaite, a rompu avec le courant majoritaire qu'il animait avec Voynet. Baupin et Bennahmias vont rejoindre Mamère dans une motion «ligne verte». Quant à Voynet, elle a fait savoir qu'elle ne signerait rien ! Un bon moyen de ne pas se retrouver minoritaire en pleine campagne présidentielle !
A gauche des Verts, le courant RDV se scinde lui aussi en deux. Et même les pro-Bové, très minoritaires, trouvent le moyen de se diviser : Francine Bavay rejoint le réseau Alter Ekolo, Patrick Farbiaz fonde une ZEP : «Zone d'écologie populaire».


http://www.liberation.fr/actualite/politiques/200795.FR.php
Par Victor
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Samedi 7 octobre 2006

Par Christine COURCOL

PARIS (AFP) - Les Verts apparaissent plus divisés que jamais à moins de deux mois de leur congrès, avec près d'une dizaine de motions en lice pour le vote des militants.

Les motions doivent être déposées avant samedi minuit, signées par au moins 30 adhérents de cinq régions. Pour autant que les plus petites passent cet obstacle, il pourrait y en avoir jusqu'à neuf, dont sept plus importantes.

Les adhérents voteront sur les textes le 12 novembre. Après synthèses éventuelles, le congrès lui-même se tiendra les 2 et 3 décembre à Bordeaux.

Le nombre des motions, construites sur les ruines des courants issus du dernier congrès, en 2004, "montre qu'il y a eu détricotage de tous les courants et que le retricotage ne s'est pas fait", note Yann Wehrling, secrétaire national.

A ce dernier congrès, cinq motions étaient présentées: un courant "réaliste", un autre nettement à gauche, un troisième -"pôle écolo"- plus environnementaliste. S'y ajoutaient un "multipolaire", AOC, et un marginal, "pour des Verts utiles", encore présent. Les quatre principaux avaient fait synthèse au Congrès.

"Ce n'est pas une très bonne image du parti", reconnaissait vendredi un responsable Verts.

Les "Verts utiles" se sont amusés de cette "cacophonie motionnelle" et du "jeu de bonneteau inextricable" des alliés de jadis.

Toutes ces motions ou presque conservent cependant un fond commun, parlant d'autonomie par rapport au PS, de l'urgence de modifier les statuts du parti, d'instaurer la proportionnelle aux scrutins nationaux, du refus du nucléaire et des essais d'OGM en plein champ.

"Rassembler", le courant "réaliste", qui a explosé, s'est divisé en trois motions.

"Ouvrir Réformer Rassembler les Verts", ou "O2R", réunit les amis de Dominique Voynet -candidate pour la présidentielle, elle ne signe aucun texte- rejoints par Yann Wehrling, qui appartenait au courant "Ecolo".

La motion du député Noël Mamère, "Audaces", a été signée notamment par Mireille Ferri, secrétaire nationale adjointe, Denis Baupin, adjoint au maire de Paris, venus de Rassembler, Alain Lipietz, député européen, venu de la gauche du parti... Selon les Voynetistes, elle a refusé une alliance avec O2R.

Une troisième motion est construite autour du député Yves Cochet, avec des membres de l'ancien "Pôle écolo". Elle veut "remettre l'écologie au coeur des Verts".

Le reste d'Ecolo se retrouve sur une motion "Verts et forts for ever", qui pense aussi que les Verts "ne font pas assez d'écologie".

Par ailleurs "l'espoir en actes" rassemble des anciens de RDV, autour de la porte-parole Cécile Duflot, et des anciens de AOC, avec le président du groupe au conseil régional d'Ile de France Jean-Vincent Placé. Elle plaide pour des Verts "autonomes, radicaux et ouverts".

Deux motions se partagent la gauche traditionnelle du parti : "Ecologie populaire", veut "faire émerger une gauche antilibérale, antiproductiviste, antidiscrimination". Parmi ses signataires, la députée Martine Billard et le sénateur Jean Desessard.

"Alter Ekolo", avec Francine Bavay, passionaria du "non" au référendum européen, souhaite que les Verts s'appuient sur la dynamique des collectifs unitaires anti-libéraux.

Outre les Verts utiles, une nouvelle venue, copiée sur le courant "Utopia" du PS et qui porte le même nom, pourrait se lancer.

Les motions seront validées en début de semaine prochaine par la direction. Tout en regrettant cet "éparpillement", Yann Wehrling a espéré "une volonté d'unité après le premier tour de vote (...) pour ne pas rater la présidentielle et les législatives".
Par Victor
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Dimanche 15 octobre 2006

Le Figaro - Publié le 14 octobre 2006

À deux mois de leur prochain congrès, où ils devront réélire leurs cadres, les écologistes apparaissent plus divisés que jamais.

 
VÉRITABLE implosion ou simple recomposition ? A deux mois de leur prochain congrès, qui se déroulera en deux temps - le 12 novembre dans les régions pour un premier vote décentralisé et les 2 et 3 décembre à Bordeaux pour une éventuelle synthèse -, les Verts apparaissent plus divisés que jamais. Les courants, qui avaient jusqu'à cette semaine pour déposer leurs motions, ont en effet implosé en huit « sous-courants », contre quatre précédemment.

Surtout, les cartes semblent plus brouillées que jamais. On ­retrouve dans la motion Audaces, l'ancien voynétiste Noël Mamère, député de Bègles, à côté de l'ancien lemairiste Alain Lipietz, député européen. Dans la même veine, on retrouve à Espoir en actes la porte-parole Cécile Duflot, alors à la gauche du parti, au côté du plus consensuel président du groupe Verts au conseil régional d'Île-de-France Jean-Vincent Placé. Quant à Yann Wehrling, ­secrétaire national sortant, ­­ex-pôle environnementaliste, il a choisi « O2R », aux côtés des fidèles plus politiques de Dominique Voynet qui, candidate des Verts en 2007, n'a pas signée de motion...

Les textes des huit motions par courrier

La gauche du parti se divise entre « Écologie populaire » et « Alter-Ekolo » : chez les premiers Yves Contassot, adjoint au maire de Paris, et Martine Billard, député de Paris. Et chez les seconds, l'infatigable « bovétiste » Francine Bavay, conseiller d'Île-de-France.

Pour s'y retrouver, avant le ­vote dans les régions, les 8 500 adhé­rents devraient recevoir par courrier cette semaine les textes des huit motions. Les 120 membres du conseil national seront quant à eux renouvelés aux deux tiers à cette occasion le 3 décembre. Ce sont eux qui éliront le 15 décembre à Paris le nouveau collège exécutif, dont le nouveau secrétaire national.

Pour l'heure, seuls Yann ­Wehrling (lire ci-dessous) et le ­cochétiste Christophe Porquier ont fait acte de candidature. mais on parle aussi de Cécile Duflot, de Mireille Ferri, actuel secrétaire ­national adjoint, ou encore de Jean-Vincent Placé...

R. G.

Source : le figaro

Par Victor
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Dimanche 15 octobre 2006

Le secrétaire national des Verts, qui remettra en jeu son mandat le 15 décembre, confie au Figaro être candidat à sa propre succession.

 
LE FIGARO. - Êtes-vous candidat à votre propre succession ?
 
Yann WEHRLING. - Oui. D'abord parce que je veux que les Verts jouent la stabilité pour ­gagner en 2007, avec la gauche, mais aussi pour construire sur la durée et stabiliser nos scores à 10 %. Je veux aussi ouvrir les Verts car ce que nous disons est partagé par de plus en plus de personnes.
 
Quel bilan tirez-vous de vos deux années passées à la tête des Verts ?
 
Je n'ai pas passé ces deux ­années à chercher les médias. On me le reproche, mais c'était un choix. J'ai passer mon temps à unifier ce parti, et faire un travail d'apaisement avec une gestion ­impartiale. C'est réussi et admis par tous
A deux mois du prochain congrès, le parti semble pourtant plus divisé que jamais...
 
Huit motions ont effecti­vement été déposées. C'est beaucoup trop, je le reconnais. Mais en réalité, les Verts sont très ­largement d'accord sur l'essentiel. Je plaiderai pour le rassemblement de tous pour être en ­ordre de marche pour 2007. Il faut que ce parti pense à son avenir. Surtout que l'élection de 2007 n'est pas gagnée pour la gauche...
 
Votre candidate à la présidentielle, Dominique Voynet, a été désignée avant l'été. Pourquoi les Verts tardent-ils à partir en campagne ?
 
Nous sommes en campagne. Nous avons désigné notre candidate tôt pour lui permettre de démarrer crescendo. C'est ce qu'elle fait. C'est, pour l'heure, une campagne de proximité et de terrain qui aura un impact, j'en suis sûr.
 
Où en sont vos négociations avec le Parti socialiste ?
 
Au point mort. Ils ne prennent pas la mesure du poids de nos idées. Un exemple : j'ai vu le film d'Al Gore. Il ne fait que reprendre, sur le tard, nos idées. Avec d'autres, Gore découvre l'écologie. Je dis bravo et merci. D'ailleurs, je vais lui envoyer un bulletin d'adhésion ! L'impact de nos idées est donc réel. Je n'ai malheureusement pas constaté que le PS s'en était rendu compte pour le moment.
 
Vous présenterez-vous aux législatives ?
 
Oui, chez moi, à Strasbourg...
Par Victor
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Dimanche 12 novembre 2006

Les Verts tiennent dimanche, dans la désunion, le premier tour de leur congrès bisannuel, qui aboutira avant la fin de l'année au choix de leur orientation politique pour deux ans et à celui d'une nouvelle direction

Huit motions - un record - sont présentées au vote des adhérents dans des "assemblées décentralisées en région" précédant une grande réunion à Bordeaux les 2 et 3 décembre. Il y avait cinq motions au dernier congrès, en décembre 2004 à Reims.

Yann Wehrling, secrétaire national, reconnaît un "éparpillement" mais sans "tensions fortes".

Le parti apparaît plus que jamais divisé. Le courant majoritaire de 2004, "Rassembler", où se retrouvaient nombre de figures, s'est scindé en trois, sur les lignes des ceux qui avaient brigué l'investiture présidentielle ou envisagé de le faire.

Une motion s'est constituée derrière le député Noël Mamère (candidat en 2002, il a rapidement renoncé pour 2007), une autre autour du député Yves Cochet, et une troisième avec les amis de Dominique Voynet. Cinq autres motions sont en lice, dont deux pour l'aile la plus à gauche.

Toutes ces motions conservent un fond commun : autonomie par rapport au PS, proportionnelle aux scrutins nationaux, refus du nucléaire et des essais d'OGM en plein champ...

IM

Par Victor
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Lundi 13 novembre 2006

Par Christine COURCOL          

PARIS (AFP) - La motion pilotée par les amis de Dominique Voynet est arrivée en tête dimanche lors de la première phase du congrès des Verts, selon les résultats officiels rendus publics par la direction du parti.

Pas moins de huit motions étaient soumises au vote des adhérents Verts, au cours d'"assemblées générales décentralisées" dans chaque région. La participation a été de 55,6%.

La candidate à la présidentielle, qui ne signait aucune motion pour rester au-dessus de la mêlée, avait demandé dimanche matin aux Verts de "relativiser leurs divergences".

"Le congrès, c'est un moment où on met en scène nos différences et nos contradictions, pour mieux créer les conditions de convergence, voire d'une synthèse", soulignait cependant le porte-parole Sergio Coronado, y voyant un exercice de "démocratie".

Selon les résultats officiels transmis à l'AFP par Yann Wehrling, secrétaire national, la motion des proches de la candidate à l'Elysée, qu'il soutient, "Ouvrir Réformer Rassembler les Verts" ("O2R") est arrivée largement en tête, avec 25,81% voix.

"Espoir en actes", soutenue notamment par la porte-parole du parti Cécile Duflot est arrivée derrière, avec 17,46%, talonnée par "Urgence écolo" du député Yves Cochet (16,36%).

Suit la motion de Noël Mamère et de ses proches, "Audaces" (13,41%), et les motions de la gauche des Verts, "Ecologie populaire" (10,44%) et "Alter Ekolo" (8,75%).

Les environnementalistes "Verts et forts" réunissent 6,19% et la petite motion des Verts utiles 1,06%.

Yann Wehrling s'est félicité que "malgré un éparpillement", ORR soit "arrivée en tête en creusant l'écart". "C'est un message des militants pour qu'on poursuive l'action menée".

Des signataires d'autres motions ont qualifié le vote de "légitimiste", relevant aussi que la sénatrice enregistrait 10 points de moins que son score au premier tour de la primaire présidentielle, où il y avait cinq candidats.

Des discussions vont s'engager maintenant entre motions pour parvenir à d'éventuelles synthèses.

Pour Jean-Vincent Placé, président du groupe régional Verts d'IDF, "Espoir en actes" est "incontournable", "le pôle central de toute majorité".

"Nous sommes prêts à faire une majorité de second tour avec tous ceux qui soutiennent Dominique Voynet", indiquait Michel Bock, proche de la candidate, pour qui les bases de discussion devraient être notamment la nécessité d'un accord électoral et programmatique avec le PS.

Quant à Yves Cochet, il a fait savoir qu'il souhaitait une synthèse avec les voynetistes, les mamériens, et si possible avec "Espoir en actes".

"Espoir en actes" souhaite élargir cette alliance à la motion à gauche "Ecologie populaire", où l'on retrouve la députée Martine Billard et l'adjoint au maire de Paris Yves Contassot.

En Ile-de-France, région qui regroupe près du quart des Verts, cette motion est arrivée en tête, avec 20,1% des voix, suivie de près par "Urgence écolo" et "Espoir en actes"(18,9%, ex aequo).

Les négociations vont durer jusqu'à la deuxième phase du congrès, les 2 et 3 décembre à Bordeaux, où sera définie l'orientation du parti pour les deux ans à venir.

La direction sera choisie à la mi-décembre, lors de la première réunion du nouveau conseil national du parti.
Par Victor
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Lundi 13 novembre 2006
Les échos
 
Voynet demande aux Verts de « relativiser leurs divergences »
[ 13/11/06 ]
 
Dans le cadre des « assemblées générales décentralisées », première phase du congrès, qui se sont tenues hier dans toutes les régions, les adhérents Verts devaient choisir parmi les huit motions : depuis la nécessité de « remettre l'écologie au coeur des Verts », avec éventuellement un rapprochement avec d'autres partis écologistes situés au centre jusqu'au soutien à un candidat de toute l'extrême gauche.
La motion pilotée par les amis de Dominique Voynet, « Ouvrir, réformer, rassembler les Verts », est arrivée largement en tête avec 25,81 % des voix. La motion voynétiste était soutenue aussi par Yves Wehrling.
La motion « Espoir en actes », soutenue notamment par la porte-parole du parti, Cécile Duflot, est arrivée derrière, avec 17,46 %. Vient ensuite « Urgence écolo » du député Yves Cochet, à 16,36 %, et la motion de Noël Mamère et de ses proches, « Audaces », à 13,41 %.
Vient après une motion de la gauche des Verts, « Ecologie populaire », avec 10,44 %, puis celle des altermondialistes, « Alter Ekolo », 8,75 %, et la motion environnementaliste « Verts et forts », 6,19 %.
 
La petite motion des « Verts utiles » a fait 1,06 %. Le congrès lui-même, avec vote par les délégués sur les éventuelles synthèses, se tiendra les 2 et 3 décembre à Bordeaux.
Par Victor
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Jeudi 16 novembre 2006

C’est dans l’éparpillement que les écologistes ont abordé un congrès biennal à contre-courant du calendrier politique.

Huit motions politiques, dont cinq à plus de 10 %. Les dirigeants Verts ont beau vanter, dans cette profusion, la vitalité de la démocratie interne, ils ont du mal à dissimuler l’essentiel : la première étape du congrès 2006 des écologistes reflète surtout un état de dispersion extrême, comme rarement, et une absence de vision claire du rôle et de la stratégie du parti.

Dimanche dernier, les militants ont voté en région (avec un faible taux de participation : 55,6 %), afin de déterminer les rapports de force qui prévaudront lors du congrès de Bordeaux, les 2 et 3 décembre, et d’élire les délégués qui tenteront d’y dégager une nouvelle direction pour le parti. C’est la motion « Ouvrir, réformer, rassembler les Verts » qui est arrivée en tête, avec 25,8 % des voix. Elle est soutenue par les amis de Dominique Voynet (dont le secrétaire national, Yann Wehrling), même si la candidate du parti à la présidentielle de 2007 ne soutenait formellement aucune motion.

Viennent ensuite : « Espoir en actes » (17,5 %), menée par Cécile Duflot, l’une des porte-parole du parti ; « Urgence écolo » (16,4 %), du député Yves Cochet ; « Audaces » (13,4 %), du député Noël Mamère et de l’eurodéputé Alain Lipietz ; « Écologie populaire » (10,4 %), avec la députée Martine Billard ; « Alter Ekolo » (8,7 %), soutenu par Francine Bavay, l’une des principales figures du « non » Vert au référendum européen de 2005 ; « Verts et forts for ever » (6,2 %), autour d’Yves Pietrasanta, et « Verts utiles » (1,1 %).

Les négociations ont commencé en vue du rapprochement ou de la fusion de plusieurs listes, de préférence avant Bordeaux, afin d’échapper aux psychodrames qui ont marqué les deux précédents congrès (2004 à Reims et 2002 à Nantes), qui se sont achevés sans qu’un collège exécutif n’ait pu être désigné. Il faut pour cela recueillir 60 % des voix du Conseil national interrégional (Cnir), le parlement des Verts.

Lire la suite dans Politis n° 926

Par Victor
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Mardi 5 décembre 2006

Source : Extrait AFP

Au terme de ce congrès difficile, la belle image de l'unité ne gommait cependant pas les zones d'ombre.

Contrairement à ce que souhaitait Mme Voynet, la synthèse n'a pas été réalisée avec "tout le monde". Loin de là, puisqu'elle laisse plus de 45% du parti dans la minorité.

"Elle a une majorité, comme elle voulait, mais elle est faible et il s'agit maintenant de l'élargir pour impliquer tout le parti dans une démarche de campagne", notait lundi Yann Wehrling.

Par ailleurs, pour certains Verts, y compris des membres de courants devenus majoritaires, le congrès restera comme un tissu de querelles de personnes et d'intrigues. L'un d'eux regrettait ainsi "les exclusives" et les "attitudes haineuses".

Un conseiller régional d'Ile-de-France pro-Cochet, Lucien Ferrier, ne cachait pas lundi son amertume. Il estimait, dans un communiqué, que "ce n'est pas en excluant son principal rival Yves Cochet (...) que Dominique Voynet réussira à (...) dynamiser sa piètre campagne des présidentielles", assurant qu'il ne lui donnerait pas son parrainage.

Accéder à la dépêche : http://fr.news.yahoo.com/04122006/202/dominique-voynet-ragaillardie-apres-le-congres-des-verts.html

Par Victor
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