Lundi 25 juin 2007
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MONTREUIL (AFP) - Les Verts se sont lancés dimanche, après les échecs de la présidentielle et des législatives, dans un processus de rénovation du parti qui
devrait aboutir d'ici décembre à une réforme des statuts et une révision du projet
La nécessité d'une remise en question, après leurs résultats électoraux médiocres --1,57% à la présidentielle, 4 élus à l'Assemblée nationale-- et le départ vers le MoDem de certains de
leurs membres, a été clairement admise par les participants au conseil national inter-régional (CNIR, parlement du parti), qui s'est tenu ce week-end à Montreuil.
Mais le processus de rénovation choisi a décu. Des membres du CNIR ont ainsi regretté que le parti n'ose pas "un changement audacieux" alors qu'"il
ne se passe rien à gauche". "C'est quelque chose de purement informel que vous proposez", s'est plaint l'un d'entre eux, tandis qu'un autre craignait que "cela ne débouche sur rien".
"Il faut réformer les Verts
afin de permettre à une majorité de s'imposer face à des minorités éparses", a souligné à l'AFP Dominique Voynet, candidate
des Verts à la présidentielle.
De fait, l'application de la proportionnelle dans les statuts permet souvent aux minorités de bloquer des réformes voulues par une majorité mais
nécessitant une majorité des deux tiers.
Il faut "une réforme statutaire lourde", ont insisté plusieurs responsables.
Les Verts ont par ailleurs demandé une révision du projet afin de le "rendre concret et compréhensible par le grand public", comme l'a souligné Claude Taleb, ex-directeur de campagne
de Dominique Voynet.
Sans "révision du programme et des fondamentaux", les Verts devraient "tirer le rideau", affirmait samedi Noël Mamère, député de Gironde.
C'est d'ailleurs ce qu'a proposé le député Yves Cochet, refusant au nom de la "renaissance de l'écologie politique" une "énième réforme introuvable"
et proposant une "dissolution-refondation sous forme cathartique" afin de rassembler des écologistes "plus nombreux et plus influents". Une proposition rejetée par 50 voix contre, 8 pour et 14
abstentions.
Cependant, en marge du CNIR, des Verts ont souhaité organiser un référendum militant sur la création d'un "pôle écologiste" dépassant "le clivage gauche-droite" et
rassemblant "tous les écologistes".
Le conseil national, qui a décidé de rendre possible dès septmebre l'adhésion au parti pour 20 euros, s'est en revanche prononcé pour "un processus
de réflexion et d'action sur l'avenir de l'écologie politique et des Verts".
Le texte prévoit de mettre la rénovation du parti au coeur des Journées d'été des Verts, fin août à Quimper, puis d'organiser en octobre un "forum" qui pourrait avoir un rôle décisionnel, et enfin des assises
régionalisées en novembre et décembre.
"Une base minimale de travail", a reconnu Mireille Ferri, membre de la direction. "Aux grands maux les petits remèdes", a brocardé Yves
Cochet.
Les Verts ont refusé, par vote, l'organisation d'un congrès extraordinaire chargé d'organiser la rénovation du parti, craignant des luttes de pouvoir et une déstabilisation de la
direction, puisque tout congrès impose un renouvellement des instances.
Toutefois, regrettant l'aspect "petit bras" du texte, certains, tel Denis Baupin, ont suggéré un référendum pour permettre aux militants d'être
"partie prenante" aux modifications envisagées
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