Les Verts en ordre de marche pour la présidentielle, en panne avec le PS

Publié le par Victor

Les Verts en ordre de marche pour la présidentielle, en panne avec le PS
Par Christine COURCOL

PARIS (AFP) - Les Verts, réunis dimanche en conseil national à Paris, se sont mis en ordre de marche derrière Dominique Voynet, leur candidate pour la présidentielle, alors que les négociations avec le Parti socialiste sur le programme et les législatives semblent dans l'impasse.

La sénatrice a présenté au conseil national son équipe de campagne, dirigée par Claude Taleb, vice-président du conseil régional de Haute-Normandie.

Une équipe organisée en pôles thématiques (communication, contenus, régions et déplacements, finances), faisant appel à des experts et "personnes ressources", à laquelle participent des représentants de toutes les sensibilités Vertes.

Un coup subtil, estimaient des militants, dans une période de pré-congrès (décembre à Bordeaux) où les membres du parti ont plus tendance à afficher leurs différences qu'à travailler au rassemblement.

Un conseil politique rassemble les "éléphants" Verts, députés, sénateurs, députés européens et membres du collège exécutif (direction du parti).

Si, samedi à Lens, lors de la réunion des présidentiables du PS, François Hollande n'a pas envisagé qu'il n'y ait pas de candidat Verts à la présidentielle, il a demandé en revanche aux écologistes "au moins" de "défendre ensemble" les propositions "portées ensemble".

"Ca facilitera les reports au second tour de l'élection présidentielle", avait souligné le premier secrétaire socialiste.

De fait, sur le plan programmatique comme sur celui des circonscriptions législatives que le PS pourrait réserver aux Verts, les négociations n'avancent guère.

Devant le conseil national, Mireille Ferri, secrétaire nationale adjointe en charge des élections, a tracé un tableau plutôt sombre de l'état des discussions, et rappelé qu'il n'y aurait d'accord que conjoint sur le programme et les élections.

Sur les circonscriptions, elle a rappelé le "mandat impératif" donné par le Congrès de Reims (décembre 2004): ne signer d'accord "que s'il aboutissait à la création d'un groupe" (20 députés) à l'Assemblée. Les propositions faites par le PS en juin -24 circonscriptions, pas celles que voulaient les Verts- sont insatisfaisantes, n'assurant au mieux que "7 à 13" sièges, a-t-elle dit.

Quant aux négociations sur le programme, elles n'en sont, selon elle, qu'à l'affichage des "forts points de divergence", notamment sur le nucléaire.

Pour Mireille Ferri, "rien ne dit qu'il y aura accord" pour 2007. Les Verts désigneront donc en octobre des candidats dans toutes les circonscriptions, quitte à en rediscuter en février.

Si au final il n'y a pas d'accord, certains Verts ont suggéré de "rendre les 24 circonscriptions réservées", ce qui inclut celles des trois députés sortants.

Mireille Ferri incrimine la "frilosité extraordinaire" du PS, dans cette période où il choisit son candidat pour la présidentielle. Mais le congrès des Verts, où se définissent les priorités politiques pour deux ans et où est choisie la nouvelle direction, joue aussi un rôle dans les difficultés entre les deux partis.

Des Verts remarquaient à cet égard qu'"un congrès se gagne à gauche" et que certains pourraient changer de "posture" après décembre.

Dans cette incertitude, Mireille Ferri a prôné la "sobriété" financière dans le démarrage de la campagne pour les législatives.

Publié dans Les Verts et la gauche

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