Le point - 27/06/07
Un accord entre les communistes, deux élus d’outre-mer et les Verts a été trouvé pour constituer un « groupe technique » à l’Assemblée nationale. Cette alliance est le seul moyen d’atteindre le
seuil minimum de vingt députés nécessaire à la constitution d’un groupe. Le député de Paris, Yves Cochet, explique au Point.fr le fonctionnement de cette formation.
LePoint.fr : Vous avez finalement accepté de former un groupe avec les députés communistes ?
Yves Cochet : Oui. Dans notre groupe nous comptons quatre députés Verts, les dix-sept députés communistes, dont deux apparentés, et trois élus ultra-marins. Le groupe de la
Gauche démocratique et républicaine (ndlr : c’est le nom qui a été choisi) sera dirigé par une présidence tournante, les vingt premiers mois par le communiste Jean-Claude Sandrier, puis les vingt
mois suivants par un élu d’outre-mer et enfin par un Vert. Nous nous réunirons tous les mardis matins pour confronter nos points de vue mais chacun sera libre de sa parole. Nous mettrons
simplement nos moyens en commun.
Pourquoi ne pas avoir rejoint le Parti socialiste ?
Pour être libre et autonome. En formant un groupe, nous aurons une visibilité intéressante à l’Assemblée ; c’est très important,
notamment pour les Verts. Durant la dernière législature, j’ai posé deux questions en cinq ans ! C’est aussi une bonne chose qu’il y ait une diversité de l’opposition.
Que se passerait-il si les députés PC obtenaient l’abaissement du seuil de constitution d’un groupe de vingt à quinze
députés ?
Ils ne nous abandonneraient pas. Notre accord n’est pas éphémère, c’est un engagement pour cinq ans.
Par Victor
-
Publié dans : L'après-campagne
2
-
Recommander
Pourquoi ne pas avoir fait un groupe " VCDG", Verts, Communistes et Divers gauche" ou même CVDG avec le PC devant. Le PC ne voulait pas ? Pouvait-il se passer d'un groupe ?