Yves Cochet appelle à la dissolution des Verts

Publié le par Victor

Le figaro - 23/06/07

"L’écologie politique n'a pas fait progresser l'état de la planète, nous avons échoué", a déploré le député de Paris lors du Conseil national Inter-régional du parti samedi.

 
Amer constat d’Yves Cochet. Lors du Conseil national Inter-régional, le « parlement des Verts » réuni à Montreuil samedi, le député Vert de Paris a dressé le tableau le plus noir de l’état de son parti. "Les Verts sont malades et en miette, il faut les dissoudre, je ne crois pas aux réformes internes", a-t-il déclaré au cours d'un débat houleux sur l'échec des écologistes aux élections présidentielles et législatives.
 
"Nous n'avons pratiquement pas progressé depuis 33 ans, l'écologie politique n'a pas fait progresser l'état de la planète, nous avons échoué", a déploré le député de Paris. "Il faut refonder l'écologie politique, il faut vraiment changer tout, appeler tous les gens pour qui la priorité unique c'est l'écologie à cette refondation", a-t-il soutenu. "Pour cela, il faut s'offrir, montrer que nous sommes prêts à nous sacrifier, les Verts doivent disparaître en tant que structure pour réapparaître le lendemain en tant que refondation", a-t-il ajouté.
 
Appelant tous "les écologistes" à cette "refondation", il a estimé que "la priorité du Modem ce n'est pas l'écologie, la priorité du PS, ce n'est pas l'écologie et la priorité de la gauche radicale, ce n'est pas l'écologie". "Il faut construire un parti de la résistance à Sarkozy mais aussi à l'ordre du monde", a-t-il lancé.
 
"Je suis un peu paumé"
 
Les autres responsables n’ont pas appelé à la dissolution du parti, mais tous ont reconnu la nécessité d’une "rénovation". La secrétaire nationale Cécile Duflot a assumé l'échec d'un accord électoral avec le PS. "Si nous voulons convaincre de notre capacité à présenter un projet alternatif, ce n'est pas en broutant l'herbe du pré d'à côté", a-t-elle lancé, proposant d’autres débats. Les députés Martine Billard, Noël Mamère et François de Rugy, ont plaidé pour que les Verts "s'ouvrent vers la société" et "participent à la refondation de la gauche". "Il faut que notre parti se réforme, c'est un problème de fond mais aussi de statut", a assuré Jean-Vincent Placé, président du groupe des Verts francilien. En attendant… "je ne sais pas où on va et où il faut aller. Je suis un peu paumé", a confié le porte-parole Yann Wehrling.
 

Publié dans L'après-campagne

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Pierre Minnaert 25/06/2007 09:37

     Cela fait un bien grand article donnant une importance démesurée à une proposition qui a fait 8 voix au Conseil national dont celle de son assistante parlementaire.      Le Figaro comme la plupart des médias auraient été mieux inspiré de mettre le paquet sur les décisions de réforme qu'allaient réellement prendre le CNIR plutôt que de donner une tribune a un professeur Filippulus isolé.