Mardi 30 mai 2006 2 30 /05 /Mai /2006 13:35
La majorité du parti joue l’unité, l’opposition demande un report de la décision
Stéphane Alliès (lefigaro.fr)
30 mai 2006, (Rubrique France)

Sollicités par lefigaro.fr, les différents ténors du parti s’interrogent sur la suite à donner à la campagne des Verts en vue de la présidentielle de 2007.

«Les Verts, c’est la Floride sans les palmiers». Denis Baupin prend le résultat des primaires avec ironie, faisant allusion aux élections américaines de 2000, qui avait donné lieu à un invraisemblable recomptage des voix. Pour cet ancien proche de Voynet rallié à Cochet, «une fois que c’est voté, c’est voté.» Il se réjouit de voir son nouveau champion en tête de la consultation interne, assurant qu’«il faudra réfléchir à bien associer le perdant à la campagne à venir. Cela ne devrait pas trop poser de problèmes, il n’y a pas d’antagonismes majeurs entre Yves et Dominique».
Un point de vue que partage le sénateur du Nord Guy Hascoët. Soutenant celle qui fut déjà la candidate des Verts à la présidentielle de 1995, il semble se résigner à la victoire d’Yves Cochet. « Il va nous falloir transformer le message d’alerte «Ca ira mal demain» en «Ca peut aller mieux» ». Selon lui, «même si la prudence veut qu’on recompte quand il y un écart aussi serré, il faudra de toute façon faire cause commune entre Verts réalistes». Afin de «serrer les rangs et mobiliser les intelligences pour impulser une dynamique puissante face au gros temps qui nous attend».
«Calendrier trop rapide»
Le «gros temps», c’est la réaction de l’opposition interne du parti. Si Yves Contassot pointe «un effet du bonnet vert et vert bonnet» que constituait à ses yeux le duel, la députée Martine Billard estime que le résultat illustre que «les Verts sont prisonniers du mode de scrutin présidentiel». Pour cette représentante du «non» écologiste au référendum européen, «ce résultat n’est pas sérieux et ne peut pas aider à la légitimation et la dynamique de notre candidat». Considérant qu’il «n’y a pas de solution à l’heure actuelle», elle appelle à une «rediscussion» et à une «mise en suspens» du scrutin. Le député européen Jean-Luc Bennahmias a lui suggéré à l’AFP la réunion d'une «convention nationale de l'écologie politique» incluant des gens comme Corinne Lepage et Nicolas Hulot, pour «élargir la nomination du candidat».
Patrick Farbiaz, proche de Noël Mamère, pointe «le calendrier trop rapide» de son parti, par rapport à l’échéance présidentielle. Selon lui, «les Verts payent une série de questions politiques non réglées depuis la défense du oui à la constitution européenne». Et d’alerter : «tout cela va nous donner un début de campagne très compliqué, surtout si la candidature Bové se confirme… » Un argument que balaie Denis Baupin, qui y voit au contraire une justification : «face à ceux qui se dévoilent, comme José Bové, mais aussi Stéphane Pocrain ou Corinne Lepage, il ne faut plus attendre pour occuper l’espace politique».

Sollicités par lefigaro.fr, les différents ténors du parti s’interrogent sur la suite à donner à la campagne des Verts en vue de la présidentielle de 2007.

«Les Verts, c’est la Floride sans les palmiers». Denis Baupin prend le résultat des primaires avec ironie, faisant allusion aux élections américaines de 2000, qui avait donné lieu à un invraisemblable recomptage des voix. Pour cet ancien proche de Voynet rallié à Cochet, «une fois que c’est voté, c’est voté.» Il se réjouit de voir son nouveau champion en tête de la consultation interne, assurant qu’«il faudra réfléchir à bien associer le perdant à la campagne à venir. Cela ne devrait pas trop poser de problèmes, il n’y a pas d’antagonismes majeurs entre Yves et Dominique».
Un point de vue que partage le sénateur du Nord Guy Hascoët. Soutenant celle qui fut déjà la candidate des Verts à la présidentielle de 1995, il semble se résigner à la victoire d’Yves Cochet. « Il va nous falloir transformer le message d’alerte «Ca ira mal demain» en «Ca peut aller mieux» ». Selon lui, «même si la prudence veut qu’on recompte quand il y un écart aussi serré, il faudra de toute façon faire cause commune entre Verts réalistes». Afin de «serrer les rangs et mobiliser les intelligences pour impulser une dynamique puissante face au gros temps qui nous attend».
«Calendrier trop rapide»
Le «gros temps», c’est la réaction de l’opposition interne du parti. Si Yves Contassot pointe «un effet du bonnet vert et vert bonnet» que constituait à ses yeux le duel, la députée Martine Billard estime que le résultat illustre que «les Verts sont prisonniers du mode de scrutin présidentiel». Pour cette représentante du «non» écologiste au référendum européen, «ce résultat n’est pas sérieux et ne peut pas aider à la légitimation et la dynamique de notre candidat». Considérant qu’il «n’y a pas de solution à l’heure actuelle», elle appelle à une «rediscussion» et à une «mise en suspens» du scrutin. Le député européen Jean-Luc Bennahmias a lui suggéré à l’AFP la réunion d'une «convention nationale de l'écologie politique» incluant des gens comme Corinne Lepage et Nicolas Hulot, pour «élargir la nomination du candidat».
Patrick Farbiaz, proche de Noël Mamère, pointe «le calendrier trop rapide» de son parti, par rapport à l’échéance présidentielle. Selon lui, «les Verts payent une série de questions politiques non réglées depuis la défense du oui à la constitution européenne». Et d’alerter : «tout cela va nous donner un début de campagne très compliqué, surtout si la candidature Bové se confirme… » Un argument que balaie Denis Baupin, qui y voit au contraire une justification : «face à ceux qui se dévoilent, comme José Bové, mais aussi Stéphane Pocrain ou Corinne Lepage, il ne faut plus attendre pour occuper l’espace politique».

Sollicités par lefigaro.fr, les différents ténors du parti s’interrogent sur la suite à donner à la campagne des Verts en vue de la présidentielle de 2007.

«Les Verts, c’est la Floride sans les palmiers». Denis Baupin prend le résultat des primaires avec ironie, faisant allusion aux élections américaines de 2000, qui avait donné lieu à un invraisemblable recomptage des voix. Pour cet ancien proche de Voynet rallié à Cochet, «une fois que c’est voté, c’est voté.» Il se réjouit de voir son nouveau champion en tête de la consultation interne, assurant qu’«il faudra réfléchir à bien associer le perdant à la campagne à venir. Cela ne devrait pas trop poser de problèmes, il n’y a pas d’antagonismes majeurs entre Yves et Dominique».
Un point de vue que partage le sénateur du Nord Guy Hascoët. Soutenant celle qui fut déjà la candidate des Verts à la présidentielle de 1995, il semble se résigner à la victoire d’Yves Cochet. « Il va nous falloir transformer le message d’alerte «Ca ira mal demain» en «Ca peut aller mieux» ». Selon lui, «même si la prudence veut qu’on recompte quand il y un écart aussi serré, il faudra de toute façon faire cause commune entre Verts réalistes». Afin de «serrer les rangs et mobiliser les intelligences pour impulser une dynamique puissante face au gros temps qui nous attend».
«Calendrier trop rapide»
Le «gros temps», c’est la réaction de l’opposition interne du parti. Si Yves Contassot pointe «un effet du bonnet vert et vert bonnet» que constituait à ses yeux le duel, la députée Martine Billard estime que le résultat illustre que «les Verts sont prisonniers du mode de scrutin présidentiel». Pour cette représentante du «non» écologiste au référendum européen, «ce résultat n’est pas sérieux et ne peut pas aider à la légitimation et la dynamique de notre candidat». Considérant qu’il «n’y a pas de solution à l’heure actuelle», elle appelle à une «rediscussion» et à une «mise en suspens» du scrutin. Le député européen Jean-Luc Bennahmias a lui suggéré à l’AFP la réunion d'une «convention nationale de l'écologie politique» incluant des gens comme Corinne Lepage et Nicolas Hulot, pour «élargir la nomination du candidat».
Patrick Farbiaz, proche de Noël Mamère, pointe «le calendrier trop rapide» de son parti, par rapport à l’échéance présidentielle. Selon lui, «les Verts payent une série de questions politiques non réglées depuis la défense du oui à la constitution européenne». Et d’alerter : «tout cela va nous donner un début de campagne très compliqué, surtout si la candidature Bové se confirme… » Un argument que balaie Denis Baupin, qui y voit au contraire une justification : «face à ceux qui se dévoilent, comme José Bové, mais aussi Stéphane Pocrain ou Corinne Lepage, il ne faut plus attendre pour occuper l’espace politique».
Par Victor - Publié dans : Présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Lundi 29 mai 2006 1 29 /05 /Mai /2006 18:50
2007: verdict mardi dans le duel Voynet-Cochet

AP | 29.05.06 | 18:49


PARIS (AP) -- Les Verts doivent dévoiler mardi qui, des deux anciens ministres de l'Environnement Dominique Voynet ou Yves Cochet, arrivés en tête du premier tour de la primaire interne, portera leur dossard pour la présidentielle de 2007. Avec le risque, pour le vainqueur, qu'un marathon d'un an attend avant l'élection: s'essouffler.
Les quelque 8.300 militants Verts ont eu jusqu'au 23 mai pour départager par correspondance les deux candidats. Lundi, le taux de participation à ce second tour atteignait près de 60%. Le dépouillement a lieu mardi au siège des Verts, "La Chocolaterie", dans le Xe arrondissement de Paris, et les résultats doivent être annoncés dans la foulée vers 16h par le secrétaire national Yann Wehrling, en présence du vainqueur.

Au terme du premier tour, le 20 avril, Dominique Voynet était arrivée en tête avec 35,45% des suffrages, un peu plus de 7 points devant son rival Yves Cochet (28,33%). Les deux finalistes ont devancé leurs trois adversaires: la jeune porte-parole Cécile Duflot (23,29%), le sénateur "noniste" de Paris Jean Desessard (6,81%) et le conseiller régional de Bretagne Alain Uguen (6,12%). Le député de Bègles (Gironde) Noël Mamère avait jeté l'éponge le 4 décembre.

Objectif pour le nouveau champion des Verts: faire mieux que Noël Mamère, qui a obtenu le meilleur score des écologistes à une présidentielle depuis 1974 avec ses 5,25% en 2002. Figure historique du parti, dont elle a été co-fondatrice en 1984, porte-parole (1992-1997), secrétaire nationale (2001-2003), ex-ministre de l'Environnement (1997-2001), "Domi", 47 ans, a déjà défendu les Verts à la présidentielle de 1995, avec un maigre 3,32%. Pour Yves Cochet, 60 ans, ex-ministre de l'Environnement (2001/2002), chantre de la "décroissance" qui se décrit comme un "visionnaire", ce serait en revanche une première.
Les "écolos" sont le premier parti de l'ex-gauche plurielle à désigner leur poulain pour l'Elysée: le Parti communiste décidera en octobre s'il aligne un candidat et les militants socialistes éliront le leur fin novembre. Agacé par la floraison des candidatures à gauche, François Hollande a brandi dimanche le spectre du 21 avril 2002, date de l'élimination du Premier ministre Lionel Jospin au premier tour de la présidentielle. "Si certains veulent encore allonger la liste, ils en prendront la responsabilité!", a averti le patron du PS.

Pour le vainqueur, un marathon s'annonce à un an de l'élection suprême. Il va devoir tenir la distance, au risque de s'épuiser comme Alain Lipietz en 2001. Sans compter qu'il devra affronter d'autres candidats écologistes déjà déclarés: l'ex-porte-parole des Verts et chroniqueur télé Stéphane Pocrain; Corinne Lepage ("Cap21"); France Gamerre ("Génération Ecologie") et Antoine Waechter ("Les Ecologistes-MEI"). AP
Par Victor - Publié dans : Présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Vendredi 26 mai 2006 5 26 /05 /Mai /2006 12:42

L'ancien porte-parole des Verts Stéphane Pocrain candidat à la présidentielle

AP | 26.05.06 | 12:08

PARIS (AP) -- L'ancien porte-parole des Verts Stéphane Pocrain a annoncé vendredi sur France-Info qu'il se présentait à l'élection présidentielle de 2007 pour défendre sa vision d'une "écologie populaire".

Proche du député-maire Vert de Bègles Noël Mamère, membre fondateur du conseil représentatif des associations noires (CRAN), Stéphane Pocrain, 33 ans, n'appartient plus au parti écologiste et se présentera en plus du candidat Vert, qui sera connu mardi au terme d'un vote des adhérents pour départager Dominique Voynet et Yves Cochet. Il a affirmé qu'il était capable de réunir les 500 signatures d'élus nécessaires pour valider sa candidature.

Stéphane Pocrain, qui intervenait régulièrement dans l'émission "On a tout essayé" sur France-2, a précisé qu'il cesserait ce travail. AP

Par Victor - Publié dans : Présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Mardi 25 avril 2006 2 25 /04 /Avr /2006 17:06

Communiqué de presse du 25 avril 2006

Ce matin, les Verts ont rencontré le Parti Socialiste pour une prise de contact afin d’envisager les échéances de 2007.

Les Verts tiennent à préciser que le calendrier interne du Parti Socialiste ne saurait imposer à leurs partenaires un rythme accéléré dans les discussions tant électorales que programmatiques, forçant prématurément à parler d’accords de gouvernement.

Par ailleurs, le Parti Socialiste a fait des déclarations publiques qui posent problème aux Verts sur des questions aussi importantes que l’énergie, ou encore la juste représentation des courants de pensée politique au Parlement. Ces déclarations ne permettent pas, aujourd’hui, aux Verts de penser que les conditions pour entamer un travail en commun sont remplies.

Le Collège Exécutif

Par Victor - Publié dans : Les Verts et la gauche
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires
Jeudi 20 avril 2006 4 20 /04 /Avr /2006 17:11
Communiqué de presse des Verts du 20 avril 2006

Les résultats du premier tour de la primaire interne pour désigner le/la candidat-e des Verts à la présidentielle 2007 sont détaillés dans le document ci-joint.

Le second tour proposera aux adhérents des Verts les deux candidats arrivés en tête de ce premier tour, à savoir Yves Cochet et Dominique Voynet.

Les adhérents auront jusqu’au 23 mai pour voter à ce second tour. Son dépouillement aura lieu le 30 mai.

Le taux de participation, supérieur à la primaire pour la présidentielle de 2002, dénote un vif intérêt des adhérents verts pour ce scrutin interne.

Yann Wehrling, Secrétaire national


Résultats nationaux

Candidat %
Yves COCHET 28,33 %
Jean DESESSARD 6,81 %
Cécile DUFLOT 23,29 %
Alain UGUEN 6,12 %
Dominique VOYNET 35,45 %


> Primaires internes des Verts - (PDF - 27.4 ko)
Par Victor - Publié dans : Présidentielles 2007
Ecrire un commentaire - Voir les 0 commentaires

Recherche

Recommander

Créer un blog gratuit sur over-blog.com - Contact - C.G.U. - Rémunération en droits d'auteur - Signaler un abus