Jeudi 23 août 2007
NOUVELOBS.COM | 23.08.2007 | 10:16
 
Réagissez à l'article15 réactions
 

Alors que s'ouvre l'université d'été du parti, le député veut modifier les statuts "dépassés" de l'organisation.

 

Noël Mamère (Reuters)

Noël Mamère (Reuters)

Alors que s'ouvrent, jeudi 23 août, à Quimper les journées d'été des Verts, le député écologiste Noël Mamère réclame un référendum sur les statuts du parti, qu'il juge "dépassés".
"Nous devons organiser un référendum sur la réforme de nos statuts, aujourd'hui dépassés", demande le député-maire de Bègles (Gironde) dans un entretien à France-Soir, daté du 23 août.
"Il faut accepter de laisser une majorité appliquer son programme", estime-t-il, alors que les décisions stratégiques du parti doivent souvent faire l'objet de longues et difficiles discussions entre les différentes tendances. Noël Mamère souhaite aussi que le parti renouvelle ses responsables "en faisant de la place aux jeunes et à la diversité".

Analyser la défaite de Voynet

Cette réforme est nécessaire pour que le parti "soit capable de faire encore avancer (ses) idées dans la société et au sein de la gauche, et qu'il soit capable de faire gagner les partis de gauche", affirme le député.
Lors de ces journées d'été, les Verts devront analyser le faible score de Dominique Voynet au premier tour de l'élection présidentielle (1,57%) et de leur échec à constituer un groupe à l'Assemblée lors des législatives. Ils prépareront également leur stratégie en vue des élections municipales de mars prochain. (avec AP)
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mardi 31 juillet 2007

Les écologistes se sont étrillés autour du projet d’inviter le ministre à leur université d’été.

Par Matthieu Ecoiffier
Libération mardi 31 juillet 2007

Dur d’être écologiste au pays de Nicolas Sarkozy. Presque aussi dur que d’être socialiste en pleine «ouverture». A trois mois du «Grenelle de l’environnement» concocté par le chef de l’Etat pour leur couper l’herbe sous le pied, les Verts se sont étrillés la semaine dernière sur une question apparemment anecdotique : inviter ou non Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, à leur université d’été, le 26 août à Quimper. «Cette idée de Voynet a provoqué une grosse polémique, raconte Jean-Vincent Placé, président du groupe vert au Conseil régional d’Ile-de-France. Ça a été assez saignant, sur les listes Internet des Verts et au sein du collège exécutif [CE, organe de direction, ndlr].» 
«Se faire bouffer».    Fallait-il organiser un débat lors de la séance de clôture avec, à la tribune, le ministre d’Etat aux côtés de Dominique Voynet, ex-candidate à la présidentielle, et de l’eurodéputé Alain Lipietz ? Façon d’envoyer un signe d’ouverture et de replacer le parti au centre du débat environnemental. Avec le risque que l’habile numéro 2 du gouvernement vole la vedette et se serve de ce raout pour augmenter sa crédibilité écologiste. «Réexister avec Borloo ou se faire bouffer par Borloo, un vrai dilemme», résume Placé.
Le 23 juillet, lors d’un premier CE, une majorité de Verts étaient favorables à cette proposition. «Lipietz disait : Borloo y connaît que dalle, on va l’éclater ! », raconte un participant. Le jeudi, ils étaient contre. Borloo n’en sera pas. «Il y a eu un intense lobbying des députés sexagénaires nationaux et européens. Ils sont fascinés par l’ouverture. Comme, contrairement aux socialistes, personne ne les a sollicités pour aller au gouvernement, ils voulaient faire venir le gouvernement chez nous, ironise un cadre du parti. Heureusement, l’opposition résolue de Cécile [Duflot, secrétaire nationale des Verts, ndlr] a prévalu». L’intéressée abonde : «La présence de Borloo aurait été très confusionnante. Il était hors de question de donner du grain à moudre aux médias sur le mode : Et hop, Sarkozy a réussi à empapaouter les Verts ! » Duflot s’oppose aussi à la présence de Borloo sur le fond : «L’écologie ce n’est pas seulement limiter la vitesse sur autoroute, mais rompre avec le libéralisme. Ça ne peut pas se faire avec la droite». 
François de Rugy, le nouveau député vert de Loire-Atlantique voit dans ce refus du dialogue « un aveu de faiblesse. Dommage que le réflexe du repli sur soi l’emporte, alors qu’on avait l’occasion de reprendre la main, de montrer que quand on parle d’écologie, c’est chez les Verts que cela se passe». 
«Prestidigitateur».  Rugy assure ne pas être dupe d’un Sarkozy, aussi prompt à exploiter les faiblesses de l’adversaire qu’à corriger les siennes : «Il avait été très mal noté par les associations pendant la campagne. Il va vite. Son Grenelle de l’environnement peut-être intéressant ou simplement de la com, mais c’est aussi une manœuvre contre les Verts.» Pour lui, Quimper aurait permis de «prendre le prestidigitateur Borloo au mot sur les sujets qui fâchent : le nucléaire, les OGM, l’agriculture et la qualité de l’eau.» En refusant d’inviter Borloo pour la forme, les Verts auraient donc fait, selon lui, le jeu du Président, sur le fond.
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 19 juillet 2007

PARIS (AFP) - Les Verts doivent rapidement "rebondir", selon François de Rugy

18/07/07

 

Les Verts sont "au bord de la tombe" et doivent "rebondir" avant la fin de l'année ou risquer des "fuites" en direction notamment du PS, selon un des quatre députés écologistes, François de Rugy, 33 ans, élu le mois dernier en Loire-Atlantique.

Adjoint au maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault, M. de Rugy refuse l'idée de "vivoter pendant 100 ans comme le PRG" ou de "se battre pour 1,5 ou 3%", scores des Verts respectivement au premier tour de la présidentielle et des législatives.

Dans un entretien avec l'AFP, il estime que les Verts sont "au bord de la tombe" et que leurs Journées d'été (23/26 août) "constitueront un rendez-vous à ne pas rater".

Il faudra "montrer qu'on a compris qu'on n'est pas en phase avec la société" et "afficher des moments d'unité", mais aussi commencer à préparer la rénovation du fonctionnement du parti, qui doit être achevée "d'ici la fin de l'année", estime-t-il.

Le jeune élu souhaite "quelques réformes simples et sans tabou" qui après discussion dans les instances seraient ratifiées par les adhérents. Il prône notamment la fin de la proportionnelle intégrale à l'intérieur du parti, "qui n'a jamais marché nulle part", au profit d'une régulation majoritaire.

Selon lui, cette "rénovation" doit intervenir avant les municipales de mars 2008, sur lesquelles le parti doit ensuite se "concentrer". "Ce sont les élections où l'on fait le meilleur score", et qui permettent aux Verts de "présenter un bilan" et de se "positionner dans l'écologie concrète (avec) des choses innovantes".

Si cette rénovation n'est pas faite, il dit craindre "un crash" aux municipales et "une fuite" notamment vers le parti socialiste, "prêt à s'ouvrir pour faire un +grand parti de gauche+".

Elu à l'Assemblée avec le soutien du PS, il assure toutefois que "l'option PS n'est pas la plus souhaitable".

Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Jeudi 5 juillet 2007

Libération 2 juillet 2007 Par Paul QUINIO

Cécile Dufflot, la secrétaire nationale des Verts, a préféré défiler à la Gay Pride à Paris plutôt que de débattre à Tours. «Je pense du bien de cette initiative si les gens ont sincèrement envie que cela bouge. Mais j'ai des réserves sur les pyromanes qui donnent des leçons pour éteindre les incendies , confie-t-elle à Libération . On jugera aux actes, surtout que ceux qui veulent "rénover maintenant" le voulaient déjà il y a cinq ans» .

Cécile Dufflot dit se méfier «des opérations marketing. Se coltiner la réalité, c'est plus difficile. Moi, j'ai dix-huit mois pour réussir à faire bouger les choses» . Elle précise que «même s'ils doivent s'ouvrir, les Verts seront forcément le ferment d'un pôle de l'écologie politique». Et de pointer le danger des discussions sur les alliances avec le PS et le Modem sans en passer par la case projet.
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Jeudi 5 juillet 2007

 LE MONDE | 02.07.07

Le coprésident du groupe Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, samedi 30 juin à Tours. | AFP/ALAIN JOCARDIl explique avoir "une disponibilité qui reste à inventer" mais affiche un sourire gourmand qui ne trompe guère. Daniel Cohn-Bendit est de retour dans le débat politique français pour "créer un nouveau parti écolo". Il a réuni quelque 200 sympathisants, samedi 30 juin à Tours, autour de son "manifeste pour la refondation de l'écologie politique". Entouré de la députée européenne Marie-Hélène Aubert et du conseiller municipal d'Amiens Christophe Porquier, deux représentants de la mouvance modérée des Verts, le député allemand a lancé l'association Horizons écologie, appelant "tous les écologistes" à se réunir en "une seule formation".

 

La veille, il proclamait encore vouloir "casser la baraque verte", ce "mini-appareil qui se prend pour "je-ne-sais-qui"". Après un bref rappel de la réalité de la galaxie écologiste par quelques-uns de ses proches, le député européen a dû reconnaître que "sans les Verts il n'y aura pas de rénovation de l'écologie mais avec les Verts tels qu'ils sont non plus".

Le vice-président du groupe Verts au Parlement européen ne supporte plus de voir ses amis français en crise permanente, incapables de se constituer en force politique qui compte. Les élections européennes de 2009 s'approchent. M. Cohn-Bendit entend entend être la tête d'affiche de tous les Verts d'Europe et viser un poste de vice-président à Strasbourg. Et si les écolos obtiennent des bons résultats dans nord de l'Europe, ceux du sud végètent, en particulier en France.

Le score de 1,57 % obtenu par Dominique Voynet à la présidentielle en a fait la démonstration. "Il faut repenser la manière dont les Verts peuvent reprendre la main", a averti le député allemand. "Oui mais faut faire dans la dentelle", a prévenu Yann Wehrling, une des rares figures avec le député Yves Cochet à s'être déplacées. Devant la méfiance suscitée par son initiative, Daniel Cohn-Bendit avait tout fait pour convaincre Dominique Voynet d'y participer. Celle-ci est venue, consciente de l'attraction que l'ancien leader de 1968 peut exercer dans son parti.

 

"DÉFI COSMIQUE"

 

Vendredi, le trublion avait aussi tenté d'attirer les amis de Nicolas Hulot en leur assurant dans une tribune parue dans Libération avoir "besoin" d'eux pour "mettre les Verts français à la hauteur des enjeux de l'urgence écologique". En vain. Samedi, l'assistance, venue pour voir "Dany", est essentiellement verte.

Peu importe, Daniel Cohn-Bendit se dit prêt pour son "défi cosmique" : "faire pression de l'extérieur et de l'intérieur pour que les Verts sortent de la culture des années 1970". Il entend donc rallier "ceux qui sont dans le parti, les 20 000 qui y sont passés, et les autres qui cherchent". Sans oublier les égarés au MoDem ou au PS, précise-t-il.

Le plan de bataille est prêt : après un passage aux journées d'été des Verts à Quimper, fin août, il lancera des comités locaux dans toutes les villes, organisera des réunions publiques à la rentrée, constituera des commissions de travail sur les statuts et le projet pour préparer la future nouvelle organisation. Un nom - les Ecologistes - est avancé et "Dany" s'en verrait bien le président. Il le jure : "ce n'est pas une guerre contre la direction des Verts". Mais prévient qu'il ne s'impliquera qu'à condition "que les Verts sortent de la culture de suspicion". Le pari n'est pas gagné.

Sylvia Zappi
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Mercredi 27 juin 2007
Le point - 27/06/07

Un accord entre les communistes, deux élus d’outre-mer et les Verts a été trouvé pour constituer un « groupe technique » à l’Assemblée nationale. Cette alliance est le seul moyen d’atteindre le seuil minimum de vingt députés nécessaire à la constitution d’un groupe. Le député de Paris, Yves Cochet, explique au Point.fr le fonctionnement de cette formation.
LePoint.fr : Vous avez finalement accepté de former un groupe avec les députés communistes ?

Yves Cochet : Oui. Dans notre groupe nous comptons quatre députés Verts, les dix-sept députés communistes, dont deux apparentés, et trois élus ultra-marins. Le groupe de la Gauche démocratique et républicaine (ndlr : c’est le nom qui a été choisi) sera dirigé par une présidence tournante, les vingt premiers mois par le communiste Jean-Claude Sandrier, puis les vingt mois suivants par un élu d’outre-mer et enfin par un Vert. Nous nous réunirons tous les mardis matins pour confronter nos points de vue mais chacun sera libre de sa parole. Nous mettrons simplement nos moyens en commun.

Pourquoi ne pas avoir rejoint le Parti socialiste ?

Pour être libre et autonome. En formant un groupe, nous aurons une visibilité intéressante à l’Assemblée ; c’est très important, notamment pour les Verts.  Durant la dernière législature, j’ai posé deux questions en cinq ans ! C’est aussi une bonne chose qu’il y ait une diversité de l’opposition.

Que se passerait-il si les députés PC obtenaient l’abaissement du seuil de constitution d’un groupe de vingt à quinze députés ?

Ils ne nous abandonneraient pas. Notre accord n’est pas éphémère, c’est un engagement pour cinq ans.
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 2 commentaires - Recommander
Lundi 25 juin 2007
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 juin 2007

MONTREUIL (AFP) - Les Verts se sont lancés dimanche, après les échecs de la présidentielle et des législatives, dans un processus de rénovation du parti qui devrait aboutir d'ici décembre à une réforme des statuts et une révision du projet

La nécessité d'une remise en question, après leurs résultats électoraux médiocres --1,57% à la présidentielle, 4 élus à l'Assemblée
nationale-- et le départ vers le MoDem de certains de leurs membres, a été clairement admise par les participants au conseil national inter-régional (CNIR, parlement du parti), qui s'est tenu ce week-end à Montreuil.

 

Mais le processus de rénovation choisi a décu. Des membres du CNIR ont ainsi regretté que le parti n'ose pas "un changement audacieux" alors qu'"il ne se passe rien à gauche". "C'est quelque chose de purement informel que vous proposez", s'est plaint l'un d'entre eux, tandis qu'un autre craignait que "cela ne débouche sur rien".

"Il faut réformer les Verts afin de permettre à une majorité de s'imposer face à des minorités éparses", a souligné à l'AFP Dominique Voynet, candidate des Verts à la présidentielle.

 

De fait, l'application de la proportionnelle dans les statuts permet souvent aux minorités de bloquer des réformes voulues par une majorité mais nécessitant une majorité des deux tiers.

 

Il faut "une réforme statutaire lourde", ont insisté plusieurs responsables.

 

Les Verts ont par ailleurs demandé une révision du projet afin de le "rendre concret et compréhensible par le grand public", comme l'a souligné Claude Taleb, ex-directeur de campagne de Dominique Voynet.

 

Sans "révision du programme et des fondamentaux", les Verts devraient "tirer le rideau", affirmait samedi Noël Mamère, député de Gironde.

 

C'est d'ailleurs ce qu'a proposé le député Yves Cochet, refusant au nom de la "renaissance de l'écologie politique" une "énième réforme introuvable" et proposant une "dissolution-refondation sous forme cathartique" afin de rassembler des écologistes "plus nombreux et plus influents". Une proposition rejetée par 50 voix contre, 8 pour et 14 abstentions.

 

Cependant, en marge du CNIR, des Verts ont souhaité organiser un référendum militant sur la création d'un "pôle écologiste" dépassant "le clivage gauche-droite" et rassemblant "tous les écologistes".

 

Le conseil national, qui a décidé de rendre possible dès septmebre l'adhésion au parti pour 20 euros, s'est en revanche prononcé pour "un processus de réflexion et d'action sur l'avenir de l'écologie politique et des Verts".

 

Le texte prévoit de mettre la rénovation du parti au coeur des Journées d'été des Verts, fin août à Quimper, puis d'organiser en octobre un "forum" qui pourrait avoir un rôle décisionnel, et enfin des assises régionalisées en novembre et décembre.

 

"Une base minimale de travail", a reconnu Mireille Ferri, membre de la direction. "Aux grands maux les petits remèdes", a brocardé Yves Cochet.

 

Les Verts ont refusé, par vote, l'organisation d'un congrès extraordinaire chargé d'organiser la rénovation du parti, craignant des luttes de pouvoir et une déstabilisation de la direction, puisque tout congrès impose un renouvellement des instances.

 

Toutefois, regrettant l'aspect "petit bras" du texte, certains, tel Denis Baupin, ont suggéré un référendum pour permettre aux militants d'être "partie prenante" aux modifications envisagées

Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander
Lundi 25 juin 2007

Le figaro - 23/06/07

"L’écologie politique n'a pas fait progresser l'état de la planète, nous avons échoué", a déploré le député de Paris lors du Conseil national Inter-régional du parti samedi.

 
Amer constat d’Yves Cochet. Lors du Conseil national Inter-régional, le « parlement des Verts » réuni à Montreuil samedi, le député Vert de Paris a dressé le tableau le plus noir de l’état de son parti. "Les Verts sont malades et en miette, il faut les dissoudre, je ne crois pas aux réformes internes", a-t-il déclaré au cours d'un débat houleux sur l'échec des écologistes aux élections présidentielles et législatives.
 
"Nous n'avons pratiquement pas progressé depuis 33 ans, l'écologie politique n'a pas fait progresser l'état de la planète, nous avons échoué", a déploré le député de Paris. "Il faut refonder l'écologie politique, il faut vraiment changer tout, appeler tous les gens pour qui la priorité unique c'est l'écologie à cette refondation", a-t-il soutenu. "Pour cela, il faut s'offrir, montrer que nous sommes prêts à nous sacrifier, les Verts doivent disparaître en tant que structure pour réapparaître le lendemain en tant que refondation", a-t-il ajouté.
 
Appelant tous "les écologistes" à cette "refondation", il a estimé que "la priorité du Modem ce n'est pas l'écologie, la priorité du PS, ce n'est pas l'écologie et la priorité de la gauche radicale, ce n'est pas l'écologie". "Il faut construire un parti de la résistance à Sarkozy mais aussi à l'ordre du monde", a-t-il lancé.
 
"Je suis un peu paumé"
 
Les autres responsables n’ont pas appelé à la dissolution du parti, mais tous ont reconnu la nécessité d’une "rénovation". La secrétaire nationale Cécile Duflot a assumé l'échec d'un accord électoral avec le PS. "Si nous voulons convaincre de notre capacité à présenter un projet alternatif, ce n'est pas en broutant l'herbe du pré d'à côté", a-t-elle lancé, proposant d’autres débats. Les députés Martine Billard, Noël Mamère et François de Rugy, ont plaidé pour que les Verts "s'ouvrent vers la société" et "participent à la refondation de la gauche". "Il faut que notre parti se réforme, c'est un problème de fond mais aussi de statut", a assuré Jean-Vincent Placé, président du groupe des Verts francilien. En attendant… "je ne sais pas où on va et où il faut aller. Je suis un peu paumé", a confié le porte-parole Yann Wehrling.
 
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
Ecrire un commentaire - Voir les 1 commentaires - Recommander
Lundi 18 juin 2007

Par Maud PIERRON
leJDD.fr - 18/06/07


Dimanche soir, Noël Mamère a appelé ses troupes, au nombre de quatre, à constituer un groupe avec le PCF, qui accueillerait cette proposition avec soulagement. En effet, avec 15 élus, les communistes ont sauvé les meubles et déjoué les pires pronostics, mais ils ne sont pas capables, seuls, de conserver leur groupe parlementaire. Chez les Verts, la position de Mamère fait déjà débat.

Au soir de son élection dans la 3e circonscription de Gironde, le Vert Noël Mamère s'est immédiatement prononcé pour une alliance de son parti avec le PC au Palais Bourbon. "Je pense qu'il faut que nous acceptions l'ouverture qui nous est proposée par Mme Buffet, que nous siégions à côté du PCF et d'autres forces de la gauche pour avoir un groupe autonome à l'Assemblée nationale, autonome du Parti socialiste", a-t-il déclaré sur France 2. L'élu de Bègles a ensuite précisé que son invitation visait aussi le Mouvement des citoyens de Jean-Pierre Chevènement, les radicaux de gauche et des divers gauche. "Passer cinq ans sans groupe était un calvaire", s'est-il justifié, promettant que les Verts assurent une "opposition constructive" à la majorité. Toutefois, l'addition des quatre députés Verts - Noël Mamère, Martine Billard, François de Rugy et Yves Cochet - aux quinze communistes officiellement recensés par le ministère de l'Intérieur ne permettrait toujours pas de passer la barre des 20, nécessaire à la constitution officielle d'un groupe.

Mais il faut également compter sur l'ex-communiste Maxime Gremetz, réélu dans la Somme mais non-inscrit sur le registre PCF, puisqu'il est entré en dissidence de son parti. Il semble toutefois acquis qu'il siègera avec ses ex-camarades. Du coup, Olivier Dartigolles, porte-parole du PCF jubilait lundi matin sur I-Télé, en assurant que, contrairement aux pronostics, le PC pourrait forcer un groupe "avec des non inscrits, avec des élus des DOM-TOM, avec des élus progressistes de gauche". Alain Bocquet, président sortant du groupe PCR (communiste et républicain), a rappelé lundi dans un communiqué que son groupe avait "de tout temps été ouvert à d'autres parlementaires de gauche. (...) Cette possibilité reste offerte, sans exclusive, aux député-e-s partageant les valeurs de gauche, écologistes et progressistes auxquelles nous sommes attachés, chacun restant pleinement lui-même et conservant sa liberté de vote qui constitue, d'ailleurs un acquis de longue date pour tous les membres du groupe", déclare-t-il.

Pour l'élu du Nord, "l'existence à l'Assemblée d'un groupe de député-e-s communistes et républicains partageant le primat de 'l'humain d'abord' est une nécessité politique et citoyenne incontournable, clairement posée", souligne-t-il. Cette alliance Rouges-Verts au Palais Bourbon ne serait pas une première: en 1997, les Verts siégeaient auprès des communistes et des radicaux. Ce pôle se situerait évidemment à la gauche du PS, "autonome du Parti socialiste", a insisté Noël Mamère. Dernièrement, les acteurs de feue la "gauche plurielle" s'étaient étripés au sujet des accords pour les législatives. Le PS avait proposé aux parti écologiste, qui n'a recueilli qu'1,57% avec Dominique Voynet à la présidentielle, quatorze circonscriptions, contre un désistement automatique des candidats Verts au profit des socialistes au second tour.

Dominique Voynet penche pour un "partenariat avec le PS"

Une proposition immédiatement rejetée par les Verts. La stratégie souhaitée par Mamère peut toutefois se révéler risquée, tant les positions des deux groupes sont parfois diamétralement opposées, en particulier sur le nucléaire. Cécile Duflot, la secrétaire nationale des Verts, a précisé dimanche que le parti devrait "essayer de faire partie d'un groupe technique", qui ne serait "pas forcément homogène". Cependant, cette tactique ne semble pas partagée par tous. "Légaliste", Dominique Voynet a fait valoir que l'élection de François de Rugy, le seul nouveau Vert élu, est le fruit de la traditionnelle alliance PS-Verts. "C'est un encouragement sur la voie du travail en commun. Les écologistes ne peuvent rien faire de sérieux et de viable seuls. C'est dans le partenariat avec le PS qu'on obtiendra des avancées sur le fond, comme d'un point de vue électoral", a-t-elle expliqué. "L'accord local, que nous avons passé contre l'avis de la direction du parti, a été gagnant", se félicitait de Rugy.

Alors que les résultats de cette élection est plus que positif pour les Verts, qui gagnent un député par rapport à la dernière législature - pesant autant que le MoDem sur les bancs de l'Assemblée - le parti est peut-être à l'aube de nouvelles secousses dont il a le secret, avec quatre élus et déjà trois voies différentes. Mamère se place lui sur le terrain de la refondation, qu'il veut mener à l'écart du PS: "Nous avons à réviser notre stratégie et notre doctrine. Et à revoir nos statuts, qui privilégient les baronnies et le nombrilisme plutôt que l'ouverture." Autre personnalité de poids, Yves Cochet, réélu à Paris, prône une "coalition réunissant les sociaux-démocrates, les écologies et le centre." Quant au PCF, il devrait engager sans tarder sa propre "rénovation". Vendredi, Marie-George Buffet lancera "un appel pour un débat populaire et citoyen" dans ce sens.
Par Victor - Publié dans : Législatives 2007
Ecrire un commentaire - Voir les commentaires - Recommander