Jeudi 23 août 2007
NOUVELOBS.COM | 23.08.2007 | 10:16
 
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Alors que s'ouvre l'université d'été du parti, le député veut modifier les statuts "dépassés" de l'organisation.

 

Noël Mamère (Reuters)

Noël Mamère (Reuters)

Alors que s'ouvrent, jeudi 23 août, à Quimper les journées d'été des Verts, le député écologiste Noël Mamère réclame un référendum sur les statuts du parti, qu'il juge "dépassés".
"Nous devons organiser un référendum sur la réforme de nos statuts, aujourd'hui dépassés", demande le député-maire de Bègles (Gironde) dans un entretien à France-Soir, daté du 23 août.
"Il faut accepter de laisser une majorité appliquer son programme", estime-t-il, alors que les décisions stratégiques du parti doivent souvent faire l'objet de longues et difficiles discussions entre les différentes tendances. Noël Mamère souhaite aussi que le parti renouvelle ses responsables "en faisant de la place aux jeunes et à la diversité".

Analyser la défaite de Voynet

Cette réforme est nécessaire pour que le parti "soit capable de faire encore avancer (ses) idées dans la société et au sein de la gauche, et qu'il soit capable de faire gagner les partis de gauche", affirme le député.
Lors de ces journées d'été, les Verts devront analyser le faible score de Dominique Voynet au premier tour de l'élection présidentielle (1,57%) et de leur échec à constituer un groupe à l'Assemblée lors des législatives. Ils prépareront également leur stratégie en vue des élections municipales de mars prochain. (avec AP)
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
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Mardi 31 juillet 2007

Les écologistes se sont étrillés autour du projet d’inviter le ministre à leur université d’été.

Par Matthieu Ecoiffier
Libération mardi 31 juillet 2007

Dur d’être écologiste au pays de Nicolas Sarkozy. Presque aussi dur que d’être socialiste en pleine «ouverture». A trois mois du «Grenelle de l’environnement» concocté par le chef de l’Etat pour leur couper l’herbe sous le pied, les Verts se sont étrillés la semaine dernière sur une question apparemment anecdotique : inviter ou non Jean-Louis Borloo, le ministre de l’Ecologie, à leur université d’été, le 26 août à Quimper. «Cette idée de Voynet a provoqué une grosse polémique, raconte Jean-Vincent Placé, président du groupe vert au Conseil régional d’Ile-de-France. Ça a été assez saignant, sur les listes Internet des Verts et au sein du collège exécutif [CE, organe de direction, ndlr].» 
«Se faire bouffer».    Fallait-il organiser un débat lors de la séance de clôture avec, à la tribune, le ministre d’Etat aux côtés de Dominique Voynet, ex-candidate à la présidentielle, et de l’eurodéputé Alain Lipietz ? Façon d’envoyer un signe d’ouverture et de replacer le parti au centre du débat environnemental. Avec le risque que l’habile numéro 2 du gouvernement vole la vedette et se serve de ce raout pour augmenter sa crédibilité écologiste. «Réexister avec Borloo ou se faire bouffer par Borloo, un vrai dilemme», résume Placé.
Le 23 juillet, lors d’un premier CE, une majorité de Verts étaient favorables à cette proposition. «Lipietz disait : Borloo y connaît que dalle, on va l’éclater ! », raconte un participant. Le jeudi, ils étaient contre. Borloo n’en sera pas. «Il y a eu un intense lobbying des députés sexagénaires nationaux et européens. Ils sont fascinés par l’ouverture. Comme, contrairement aux socialistes, personne ne les a sollicités pour aller au gouvernement, ils voulaient faire venir le gouvernement chez nous, ironise un cadre du parti. Heureusement, l’opposition résolue de Cécile [Duflot, secrétaire nationale des Verts, ndlr] a prévalu». L’intéressée abonde : «La présence de Borloo aurait été très confusionnante. Il était hors de question de donner du grain à moudre aux médias sur le mode : Et hop, Sarkozy a réussi à empapaouter les Verts ! » Duflot s’oppose aussi à la présence de Borloo sur le fond : «L’écologie ce n’est pas seulement limiter la vitesse sur autoroute, mais rompre avec le libéralisme. Ça ne peut pas se faire avec la droite». 
François de Rugy, le nouveau député vert de Loire-Atlantique voit dans ce refus du dialogue « un aveu de faiblesse. Dommage que le réflexe du repli sur soi l’emporte, alors qu’on avait l’occasion de reprendre la main, de montrer que quand on parle d’écologie, c’est chez les Verts que cela se passe». 
«Prestidigitateur».  Rugy assure ne pas être dupe d’un Sarkozy, aussi prompt à exploiter les faiblesses de l’adversaire qu’à corriger les siennes : «Il avait été très mal noté par les associations pendant la campagne. Il va vite. Son Grenelle de l’environnement peut-être intéressant ou simplement de la com, mais c’est aussi une manœuvre contre les Verts.» Pour lui, Quimper aurait permis de «prendre le prestidigitateur Borloo au mot sur les sujets qui fâchent : le nucléaire, les OGM, l’agriculture et la qualité de l’eau.» En refusant d’inviter Borloo pour la forme, les Verts auraient donc fait, selon lui, le jeu du Président, sur le fond.
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
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Jeudi 19 juillet 2007

PARIS (AFP) - Les Verts doivent rapidement "rebondir", selon François de Rugy

18/07/07

 

Les Verts sont "au bord de la tombe" et doivent "rebondir" avant la fin de l'année ou risquer des "fuites" en direction notamment du PS, selon un des quatre députés écologistes, François de Rugy, 33 ans, élu le mois dernier en Loire-Atlantique.

Adjoint au maire PS de Nantes Jean-Marc Ayrault, M. de Rugy refuse l'idée de "vivoter pendant 100 ans comme le PRG" ou de "se battre pour 1,5 ou 3%", scores des Verts respectivement au premier tour de la présidentielle et des législatives.

Dans un entretien avec l'AFP, il estime que les Verts sont "au bord de la tombe" et que leurs Journées d'été (23/26 août) "constitueront un rendez-vous à ne pas rater".

Il faudra "montrer qu'on a compris qu'on n'est pas en phase avec la société" et "afficher des moments d'unité", mais aussi commencer à préparer la rénovation du fonctionnement du parti, qui doit être achevée "d'ici la fin de l'année", estime-t-il.

Le jeune élu souhaite "quelques réformes simples et sans tabou" qui après discussion dans les instances seraient ratifiées par les adhérents. Il prône notamment la fin de la proportionnelle intégrale à l'intérieur du parti, "qui n'a jamais marché nulle part", au profit d'une régulation majoritaire.

Selon lui, cette "rénovation" doit intervenir avant les municipales de mars 2008, sur lesquelles le parti doit ensuite se "concentrer". "Ce sont les élections où l'on fait le meilleur score", et qui permettent aux Verts de "présenter un bilan" et de se "positionner dans l'écologie concrète (avec) des choses innovantes".

Si cette rénovation n'est pas faite, il dit craindre "un crash" aux municipales et "une fuite" notamment vers le parti socialiste, "prêt à s'ouvrir pour faire un +grand parti de gauche+".

Elu à l'Assemblée avec le soutien du PS, il assure toutefois que "l'option PS n'est pas la plus souhaitable".

Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
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Jeudi 5 juillet 2007

Libération 2 juillet 2007 Par Paul QUINIO

Cécile Dufflot, la secrétaire nationale des Verts, a préféré défiler à la Gay Pride à Paris plutôt que de débattre à Tours. «Je pense du bien de cette initiative si les gens ont sincèrement envie que cela bouge. Mais j'ai des réserves sur les pyromanes qui donnent des leçons pour éteindre les incendies , confie-t-elle à Libération . On jugera aux actes, surtout que ceux qui veulent "rénover maintenant" le voulaient déjà il y a cinq ans» .

Cécile Dufflot dit se méfier «des opérations marketing. Se coltiner la réalité, c'est plus difficile. Moi, j'ai dix-huit mois pour réussir à faire bouger les choses» . Elle précise que «même s'ils doivent s'ouvrir, les Verts seront forcément le ferment d'un pôle de l'écologie politique». Et de pointer le danger des discussions sur les alliances avec le PS et le Modem sans en passer par la case projet.
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
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Jeudi 5 juillet 2007

 LE MONDE | 02.07.07

Le coprésident du groupe Verts au Parlement européen, Daniel Cohn-Bendit, samedi 30 juin à Tours. | AFP/ALAIN JOCARDIl explique avoir "une disponibilité qui reste à inventer" mais affiche un sourire gourmand qui ne trompe guère. Daniel Cohn-Bendit est de retour dans le débat politique français pour "créer un nouveau parti écolo". Il a réuni quelque 200 sympathisants, samedi 30 juin à Tours, autour de son "manifeste pour la refondation de l'écologie politique". Entouré de la députée européenne Marie-Hélène Aubert et du conseiller municipal d'Amiens Christophe Porquier, deux représentants de la mouvance modérée des Verts, le député allemand a lancé l'association Horizons écologie, appelant "tous les écologistes" à se réunir en "une seule formation".

 

La veille, il proclamait encore vouloir "casser la baraque verte", ce "mini-appareil qui se prend pour "je-ne-sais-qui"". Après un bref rappel de la réalité de la galaxie écologiste par quelques-uns de ses proches, le député européen a dû reconnaître que "sans les Verts il n'y aura pas de rénovation de l'écologie mais avec les Verts tels qu'ils sont non plus".

Le vice-président du groupe Verts au Parlement européen ne supporte plus de voir ses amis français en crise permanente, incapables de se constituer en force politique qui compte. Les élections européennes de 2009 s'approchent. M. Cohn-Bendit entend entend être la tête d'affiche de tous les Verts d'Europe et viser un poste de vice-président à Strasbourg. Et si les écolos obtiennent des bons résultats dans nord de l'Europe, ceux du sud végètent, en particulier en France.

Le score de 1,57 % obtenu par Dominique Voynet à la présidentielle en a fait la démonstration. "Il faut repenser la manière dont les Verts peuvent reprendre la main", a averti le député allemand. "Oui mais faut faire dans la dentelle", a prévenu Yann Wehrling, une des rares figures avec le député Yves Cochet à s'être déplacées. Devant la méfiance suscitée par son initiative, Daniel Cohn-Bendit avait tout fait pour convaincre Dominique Voynet d'y participer. Celle-ci est venue, consciente de l'attraction que l'ancien leader de 1968 peut exercer dans son parti.

 

"DÉFI COSMIQUE"

 

Vendredi, le trublion avait aussi tenté d'attirer les amis de Nicolas Hulot en leur assurant dans une tribune parue dans Libération avoir "besoin" d'eux pour "mettre les Verts français à la hauteur des enjeux de l'urgence écologique". En vain. Samedi, l'assistance, venue pour voir "Dany", est essentiellement verte.

Peu importe, Daniel Cohn-Bendit se dit prêt pour son "défi cosmique" : "faire pression de l'extérieur et de l'intérieur pour que les Verts sortent de la culture des années 1970". Il entend donc rallier "ceux qui sont dans le parti, les 20 000 qui y sont passés, et les autres qui cherchent". Sans oublier les égarés au MoDem ou au PS, précise-t-il.

Le plan de bataille est prêt : après un passage aux journées d'été des Verts à Quimper, fin août, il lancera des comités locaux dans toutes les villes, organisera des réunions publiques à la rentrée, constituera des commissions de travail sur les statuts et le projet pour préparer la future nouvelle organisation. Un nom - les Ecologistes - est avancé et "Dany" s'en verrait bien le président. Il le jure : "ce n'est pas une guerre contre la direction des Verts". Mais prévient qu'il ne s'impliquera qu'à condition "que les Verts sortent de la culture de suspicion". Le pari n'est pas gagné.

Sylvia Zappi
Par Victor - Publié dans : L'après-campagne
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